Alexis Sanchez - Xabi Alonso
Alexis Sanchez - Xabi Alonso | AFP - Dani Pozo

Le Real Madrid et Barcelone se neutralisent (2-2)

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Le Real Madrid et le FC Barcelone ont fait match nul (2-2), dimanche, au stade Santiago-Bernabeu de Madrid, lors du match aller de la Supercoupe d'Espagne (mi-temps: 1-2). Ozil a ouvert la marque (13e) avant que Villa puis Messi ne donnent l'avantage au Barca grâce à deux exploits individuels. Mais Xabi Alonso (54e) a remis les deux formations à égalité. Ça promet pour le match retour, mercredi au Camp Nou de Barcelone.

Le Real Madrid n'a pas été récompensé d'un  excellent match aller de Supercoupe d'Espagne en étant tenu en échec (2-2) par  un FC Barcelone inhabituellement dépassé, dimanche, à domicile au stade  Santiago-Bernabeu. De bout en bout, les Madrilènes ont ainsi imprimé leur rythme à la  rencontre, marquant à la suite d'un beau mouvement de jeu par Özil (13), puis  trouvant les ressources pour combler l'écart à 2-1 (Xabi Alonso, 54), après  avoir encaissé deux buts contre le cours du jeu. Si ce résultat nul peut donc être rassurant pour le Real Madrid, auteur  d'un match plein et qui plus est cathartique - le onze de départ de Mourinho  était exactement le même que celui qui avait essuyé le 5-0 cuisant du match  aller de Liga l'année dernière - il n'en est pas de même pour des Blaugrana qui  ont été dominés dans tous les compartiments du jeu. A la décharge de l'équipe de Guardiola, il convient de souligner qu'il lui  manquait quelques-uns de ses cadres à l'entame du match: Busquets et Puyol  relèvent de blessure, Xavi et Piqué ne sont rentrés qu'en cours de match.  Dès les premières minutes, les Merengue pressaient haut et développaient de  beaux mouvements de jeu. Cela ne tardait pas à se révéler payant. Après déjà plusieurs alertes sur la cage de Valdes, dont une belle tête  piquée de Benzema (10), le Français justement s'échappait côté droit et servait  Özil sur un plateau. L'Allemand ne manquait pas l'aubaine en ajustant  tranquillement Valdes du plat du pied (13).  Débordé, avec un Messi à court de forme, le Barça était obligé de s'en  remettre à des exploits personnels. 

En attendant le match retour...

Le but de Villa arrivait ainsi complètement contre le cours du jeu.  L'ailier gauche rentrait sur son pied droit à l'angle de la surface de  réparation et nettoyait la lucarne de Valdes d'un magnifique tir enroulé (36),  devant un Guardiola incrédule. Les Blaugrana continuaient ensuite à vivre des erreurs du Real. Offensives  d'abord puisque Benzema puis Ronaldo manquaient étrangement de réalisme face à  Valdes (43,44). Défensives, ensuite puisqu'à l'abord du temps additionnel,  Messi, jusque-là presque inexistant, profitait d'une bourde de Khedira pour  s'en aller ajuster Casillas (45+1). En deuxième période, le scénario se répétait. Les hommes de Mourinho, vexés  d'être rentrés menés aux vestiaires, enchaînaient sur le même rythme échevelé  et prenaient à la gorge un Barça aux abois.  Ils recollaient ainsi rapidement au score par Xabi Alonso, qui profitait  d'une bonne passe en retrait dans la surface de Pepe, monté à la suite d'un  corner, pour tromper Valdes (54). Une fois revenus au score, les Blancs augmentaient encore la pression sur  le but des Blaugrana. Dès lors, la deuxième période n'était plus qu'une  avalanche d'occasions qui auraient dû se transformer en but sans l'agilité de  Valdes. La période de préparation réussie des Madrilènes (7 victoires en 7 matches)  ne mentait donc pas: les hommes de Mourinho sont entrés de plain-pied dans la  saison. Si le Barça a conservé intact ses espoirs de remporter la Supercoupe,  il devra toutefois remettre le pied sur le ballon, comme il sait si bien le  faire, mercredi au Camp Nou.

AFP