Karim Benzema Real Madrid Jeremy Mathieu Valence
Karim Benzema (Real Madrid) face à Jeremy Mathieu (Valence) | JOSE JORDAN / AFP

Le Real est toujours là

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En grande difficulté face à Valence, le Real Madrid a fini par s'imposer sur le fil (2-3) lors de la 17e journée de la Liga. Sans briller, les partenaires de Cristiano Ronaldo restent à portée du Barça et de l'Atletico, co-leaders du championnat avec 5 points d'avance sur le Real.

Le Real a souffert mais le Real est resté dans la course au titre. Il peut remercier ses buteurs du soir mais également se poser quelques questions quant à son assise défensive. Tout avait pourtant bien commencé pour les partenaires de Benzema. Profitant de l'absence ce Gareth Bale, Angel Di Maria s'est rappelé aux bons souvenirs de ses supporters en réalisant un enchaînant un double contact suivi d'une frappe petit filet tout simplement exceptionnels (0-1, 28e). L'Argentin, que l'on dit sur le départ, prouvait à cette occasion qu'il pouvait rendre encore de grands services au Real.

Car l'équipe d'Ancelotti peine encore à enchaîner les prestations convaincantes. A Mestella c'était la version alternative des Merengue : poussive, parfois fébrile en défense, pas toujours précise dans ses transmissions. Pablo Piatti en profitait pour égaliser sans que personne ne puisse crier au scandale (1-1, 34e). Madrid n'avait pas trop le temps de gamberger néanmoins puisque Cristiano Ronaldo sortait de sa boîte pour redonner, de la tête, l'avantage aux siens (1-2, 40e). 18e but de la saison pour le Portugais qui revenait à une unité de Diego Costa leader du classement des pichichis. 

Jesé à point nommé

Mais rien n'était facile pour ce Real. Si l'attaque faisait sa part du travail, la défense restait en chantier. En témoignait l'égalisation de Jérémy Mathieu sur corner où le défenseur française de Valence prenait le meilleur sur Sergio Ramos pour permettre l'égalisation (2-2, 62e). Par bonheur pour "la Maison Blanche", le coaching d'Ancelotti, qui remplaçait Isco par Jesé, se révélait judicieux. Décalé par Modric, le jeune attaquant profitait d'une erreur de Guaita, mal placé sur la frappe croisée, pour redonner l'avantage au Real (2-3, 82e). Cette fois de manière définitive.

Julien Lamotte