Messi quintuplé leverkusen c1 2012
Mars 2012 - Le N.10 du Barça signe le tout premier quintuplé de l'histoire de la Ligue des Champions face au Leverkusen en huitième de finale. | AFP

Le cerveau de Messi explique sa virtuosité

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La star argentine du FC Barcelone Lionel Messi devrait ses légendaires feintes de corps à son cerveau, plus sollicité que celui d'un joueur lambda, selon une étude universitaire britannique.

Des chercheurs de l'université de Brunel (ouest de Londres) ont démontré  que les joueurs de football de haut niveau sont capables d'activer plus de  zones de leur cerveau que les amateurs, à l'approche d'un adversaire, ce qui  leur permet de les éviter plus facilement. L'étude publiée dans le Journal du sport et de la psychologie de  l'exercice, révèle que les joueurs expérimentés sont capables de réprimer leur  envie de réagir de façon purement instinctive, ce qui les expose moins aux  tentatives d'intervention de leurs adversaires.

Les footballeurs de haut niveau font marcher leur cerveau

Dans cette étude, 39 joueurs, de niveau débutant à semi-professionnel, ont  été soumis à une IRM cérébrale et ont regardé des vidéos mettant en scène un  jeune joueur de niveau international courant vers eux, balle au pied. Face à ce joueur, effectuant par moments une feinte, les participants  devaient décider de la direction à prendre pour le contrer. Ils étaient alors placés dans des groupes, selon la manière dont ils  avaient réagi à l'exercice, et les meilleurs étaient les plus attentifs aux  actions et aux mouvements de leur adversaire.

"Nos données sur l'imagerie cérébrale montrent clairement une meilleure  activation des structures cérébrales pour les footballeurs de haut niveau,  lorsqu'il s'agit d'un exercice d'anticipation", a expliqué Daniel Bishop de  l'Université de Brunel. "Nous pensons que cette activité cérébrale supérieure se développe lors  d'entraînements de haut niveau. La prochaine étape sera d'observer comment le  cerveau peut être entraîné sur la durée pour anticiper les mouvements des  adversaires", a poursuivi le chercheur.

AFP