Lionel Messi a inscrit le but du Barça face à Bilbao, en finale retour de la Supercoupe d'Espagne.
Lionel Messi a inscrit le but du Barça face à Bilbao, en finale retour de la Supercoupe d'Espagne. | AFP

Le Barça perd la Supercoupe d'Espagne et ne réalisera pas le sextuplé

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Le FC Barcelone de Luis Enrique ne rééditera pas le sextuplé de 2009. Lundi soir, les Blaugrana n’ont pas été capables d’inverser la tendance face à l’Athletic Bilbao. Les Basques ont tenu au Camp Nou (1-1). Ils remportent la 30e Supercoupe d’Espagne. Leur premier titre depuis 1984 !

A priori, l’opération remontada relevait de la mission impossible. Elle l’a été. Non, le Barça n’a pas réussi l’impensable, à savoir combler ses quatre buts de retard face à l’Athletic Bilbao. Non, le Barça n’a pas gagné la Supercoupe d’Espagne. Et non, le Barça de Luis Enrique ne marchera pas sur les traces de son illustre aîné : le Barça 2009 de Pep Guardiola. Car quand bien même les Blaugrana remporteraient le Mondial des clubs en fin d’année, il leur manquerait un trophée pour réaliser le même sextuplé qu’il y a six ans.

Ce trophée, les Catalans ne l’ont pas perdu lundi soir. Ils l’avaient déjà laissé filer en explosant vendredi dernier, au Pays basque (4-0). La déroute n’avait toutefois pas douché les espoirs du Camp Nou. Lionel Messi s’est chargé de les entretenir juste avant la pause, à la conclusion d’un mouvement dans la pure tradition barcelonaise. Un mouvement en trois temps : centre de Rakitic pour la poitrine de Suarez ; remise délicieuse pour son compère argentin ; Messi, seul aux six mètres, n’a plus qu’à conclure (1-0, 43e).

S​ale soirée pour Piqué

En regagnant les vestiaires avec un but d’avance, le Barça avait encore raison d’y croire. Il l’aurait eu davantage si Piqué n’avait pas trouvé la barre d’Iraizoz dès la 6e minute. Le défenseur espagnol n’était manifestement pas dans un grand soir. Son expulsion, en début de seconde période, a douché l’enthousiasme catalan. Expulsion aussi préjudiciable que stupide : Piqué a vu rouge pour avoir passé ses nerfs sur l’arbitre de touche (56e). Dans la foulée, Pedro a perdu son duel devant Iraizoz (57e).

A onze contre onze, Bilbao tenait déjà tête au champion d’Espagne et d’Europe en titre. Supérieurs physiquement, impeccables tactiquement, les Basques auraient pu plomber l’ambiance beaucoup plus tôt, lorsqu’Eraso a manqué le K.-O. juste avant la pause (38e). Aduriz, auteur d’un triplé à l’aller, s’est chargé de tuer le maigre suspense qu’il restait : le buteur basque a profité d’une remise hasardeuse pour ajuster Bravo en deux temps (1-1, 74e). Bilbao n’a pas volé sa revanche. Le 30 mai dernier, l’équipe d’Ernesto Valverde avait pleuré sa finale du Coupe du Roi. Lundi soir, elle a soulevé la Supercoupe d’Espagne. Le rouge infligé à Sola n’a pas gâché la fête (86e). Le club basque attendait ce moment depuis une éternité : trente-et-un ans que son armoire à trophées prenait la poussière.