Lionel Messi
L'Argentin du FC Barcelone Lionel Messi | AFP - JOSEP LAGO

Le Barca dans la douleur

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Face à un FC Séville accrocheur et très discipliné, le FC Barcelone a attendu les dernières secondes de la rencontre pour s'imposer 3-2 lors de la 4e journée de la Liga. Un but d'Alexis Sanchez suite à une action individuelle de Lionel Messi a sauvé des Barcelonais sans idées, mais avec un génie, toujours le même, bien aidé par Neymar qui monte progressivement en régime. Malgré le premier but de Gareth Bale, le Real Madrid a cédé du terrain sur les Catalans après son match nul à Villarreal (2-2).

La Messi-dépendance? Le débat devrait de nouveau être relancé en Catalogne après la 4e victoire du Barca en 4 journées de Liga face au FC Séville. Si les Barcelonais ont ouvert le score sur une tête de Daniel Alves à la reception d'un bon centre d'Adriano (36e minute), entré à la place de Jordi Alba, ils ont eu toutes les peines du monde à déborder une équipe andalouse bien regroupée en défense et tranchante en attaque. La vitesse des attaquants sévillans, notamment celle du Français Kevin Gameiro, ont fait souffrir une défense barcelonaise guère rassurante. Mais comme souvent (toujours?), les Catalans ont pu se reposer sur leurs individualités à l'image de cette combinaison entre Messi-Fabrgeas-Neymar, ce dernier centrant en retrait pour le quadruple Ballon d'Or qui inscrivait son 6e but en 5 rencontres (75e). Le Brésilien, un poison constant pour la défense, signait sa deuxième passe décisive de la saison pour Messi.

A 2-0, les joueurs de "Tata" Martino pensaient souffler mais c'était oublié les contres adverses. A l'issue de l'un d'entre eux, Rakitic trompait Victor Valdes (80e), une réduction du score méritée alors que quelques minutes auparavant, un but inscrit sur corner leurs avait été refusé sur un hors-jeu. Les 10 dernières minutes sentaient le chaos. Messi et Neymar s'échangeaient des politesses au lieu de conclure et sur un nouveau corner, Coke, libre de tout marquage égalisait (90e minute). Au bout du temps additionnel, voire au-delà pour les Sévillans, Messi accélérait dans la surface, effaçait son vis-à-vis et centrait en retrait. Après un cafouillage, Sanchez, entré à la place de Tello, poussait la balle au fond et permettait aux Catalans avec 12 points de revenir à hauteur du leader, l'Atletico Madrid.

Le Real friable

Titularisé d'entrée par Carlo Ancelotti, Gareth Bale, le joueur le plus cher de l'histoire, était attendu au tournant. Timide, brouillon, le Gallois s'alignait sur l'indice de performance de ses coéquipiers, largement dominés par le promu Villarreal. Le "sous-marin jaune" avait déjà lancé une première torpille par Cani (1-0, 21e) et sans un grand Diego Lopez, le Real aurait pu prendre l'eau. C'est là que Bale intervenait. A la réception d'un centre tendu de Carvajal, l'ex-joyau de Tottenham marquait son premier but sous les couleurs merengue (38e) et remettait les siens à flots.

Sorti à l'heure de jeu, Gareth Bale avait réussi ses débuts. Il pouvait laisser le premier rôle à l'habituel taulier, Cristiano Ronaldo. Assez discret jusque-là, le Portugais reprenait une frappe détournée de Benzema pour marquer, avec beaucoup de réussite, son deuxième but de la saison. Dès lors le match devenait totalement débridé : ça fleurait le KO de part et d'autres mais l'uppercut décisif était signé Dos Santos. Le Mexicain parvenait à égaliser dans un angle fermé et confirmait surtout son excellent début de saison (2-2, 70e). Dos Santos, un ancien du Barça, a joué un bien mauvais tour au Real qui, après ce partage des points, se retrouve ainsi à deux longueurs du club blaugrana.