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Mario Mandzukic (Atletico Madrid) devance Sergio Ramos (Real Madrid) | EVRIM AYDIN / ANADOLU AGENCY

L'Atletico Madrid frustre le Real

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L'Atletico Madrid a remporté la Supercoupe d'Espagne en battant son voisin du Real Madrid à Vicente Calderon (1-0). Auteurs du match nul à l'aller (1-1), les partenaires d'Antoine Griezmann décrochent leur premier trophée de la saison et prouvent qu'il faudra de nouveau compter avec eux cette saison.

L'atletico Madrid n'a pas changé. Même s'il a perdu de nombreux joueurs cadres, le club de Diego Simeone a gardé dans son ADN les vertus qui l'ont fait roi de la Liga la saison passée. Cohésion, discipline, rigueur, voire férocité... les ingrédients sont restés les même du côté de Vicente Calderon. Et les résultats, pour l'instant, aussi. Déjà secouée au match aller (1-1), l'armada du Real a de nouveau payé pour l'apprendre.

Même privé de Cristiano Ronaldo, simple remplaçant au coup d'envoi en raison d'une douleur persistance à la cuisse gauche, et d'Angel Di Maria, toujours en instance de départ, le Real Madrid alignait un onze de feu pour tenter de remonter le handicap concédé au match aller. La mission prenait pourtant rapidement du plomb dans l'aile avec l'ouverture du score de l'Atletico dès la 2e minute ! A l'origine de l'action, Antoine Griezmann, titulaire à la pointe de l'attaque des "Colchoneros", trouvait d'une astucieuse déviation de la tête Mario Mandzukic qui trompait Casillas d'une frappe au ras du poteau (1-0, 2e). Première réalisation en match officiel pour la nouvelle recrue croate qui ne pouvait pas mieux se faire adopter par les supporters de l'Atletico qu'en marquant contre l'ennemi du Real... 

Simeone exclu

Le match partait sur des bonnes bases mais il se tarissait rapidement en raison de l'avalanche de fautes qui émaillaient la partie. Les années passent, la tension entre les deux équipes madrilènes, elle, reste. Dès la 28e minute, Diego Simeone, pas le dernier pour mettre de l'huile sur le feu, était même exclu pour avoir touché le quatrième arbitre ! Les artistes associés du Real, malgré un jeu hâché, parvenaient tout de même à se montrer dangereux à l'image d'un James Rodriguez de plus en plus à l'aise (tir détourné par Moya puis frappe juste à côté) mais les Merengue butaient plus régulièrement sur la défense parfaitement en place des Matelassiers. 

Face à ce manque de réalisme, Carlo Ancelotti décidait d'abattre son atout numéro 1 dès la reprise en faisant rentrer le roi Ronaldo. Mais en dépit d'une domination territoriale à l'avantage des visiteurs, c'était bien l'Atletico qui se montrait le plus percutant devant à l'image de cette volée somptueuse de Raul Garcia qui fracassait la barre transversale de Casillas (48e). Après ce coup de tonnerre, l'Atletico revenait à ses valeurs en imposant un faux-rythme qui coupait les jambes des joueurs du Real, incapables de développer leur jeu de transition ultra-rapide. Tout en rappelant à son prestigieux adversaire qu'il n'était pas maladroit non plus avec le ballon dans les pieds, comme en témoignait cette frappe flottante de Koke qui retombait juste au dessus de la cage de Casillas (71e). Face à un tel mur, le Real perdait son football et ses nerfs, Luka Modric, expulsé, regagnant les vestiaires avant ses coéquipiers (90e). Et en dépit d'un dernier rush de la BBC (Benzema-Bale-Ronaldo), l'Atletico parvenait à brouiller jusqu'au bout les ondes du Real.

Julien Lamotte