David Villa Atletico Madrid
David Villa (Atletico Madrid) | DANI POZO / AFP

L'Atletico au pouvoir

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L'Atletico Madrid n'a pas laissé passer l'occasion de s'emparer de la tête de la Liga après la défaite du Barça samedi. Victorieux de la Real Sociedad 4-0, les "Matelassiers" sont les grands bénéficiaires de cette 22e journée puisque le Real Madrid, qui pouvait revenir à un point en cas de succès à l'Athletico Bilbao, n'a pu faire que match nul (1-1). Cristiano Ronaldo a été expulsé.

Une révolte ? Non, une révolution, initiée par David Villa, auteur à la 38e  minute d'un but qu'il a dédié à Luis Aragones, ex-figure du club madrilène  décédée samedi et ancien sélectionneur de l'Espagne victorieuse de l'Euro-2008. Diego Costa (72), Miranda (74) et le revenant Diego (87) ont ensuite  alourdi le score. Cela faisait plus de deux ans que la Liga n'avait pas connu un autre maître  que le Real ou le Barça, ce dernier ayant accaparé le trône depuis la première  journée de la saison 2012-2013, soit 59 matches d'affilée.

David Villa, qui faisait partie de la sélection espagnole d'Aragones en  2008, lui a aussi rendu hommage en levant les doigts au ciel sitôt après avoir  poussé au fond une passe en retrait de l'Hispano-Brésilien Diego Costa (38).  Malheureusement, Villa a dû céder sa place seulement trois minutes plus tard,  apparemment victime d'un pépin musculaire. Dans un match assez équilibré, l'Atletico a géré le score en seconde  période et la Real Sociedad a eu le ballon sans parvenir à s'approcher du but  du Belge Thibaut Courtois.

Le Français Antoine Griezmann, 14 buts en Liga, a  pour sa part été bien muselé par la défense madrilène. Pour conclure une soirée riche en émotions, Diego Costa, parti seul en  contre, a inscrit son 20e but en championnat cette saison (72). Miranda a  ensuite surgi sur corner (74) et le meneur de jeu brésilien Diego, de retour au  mercato d'hiver après une saison à l'Atletico en 2011-2012, a fêté ces  retrouvailles (87) avec le club.

Ronaldo sort, Varane revient

Le Real Madrid a pour sa part vu s'interrompre sur la pelouse du nouveau stade  San Mames la bonne dynamique d'un mois de janvier impeccable - que des  victoires, zéro but encaissé jusque-là. Car les hommes de Carlo Ancelotti ont dû livrer une intense bataille face à  la vivacité basque. Ils ont cru avoir fait le plus dur lorsque Jesé, à la  réception d'un ballon de Ronaldo, s'est jeté pour ouvrir le score (64). Mais Ibai Gomez, poussé par le public de la "cathédrale", a égalisé d'une  splendide volée après un ballon repoussé par la défense sur coup de pied arrêté  (73). 

Et le Real a perdu encore plus avec l'expulsion de Ronaldo après un  accrochage avec Gurpegi (75), qui devrait priver les Madrilènes de leur double  Ballon d'Or pour défier Villarreal, cinquième, le week-end prochain. Seul point positif pour le club merengue dans ce match au goût amer ? Le  retour à la compétition du Français Raphaël Varane, entré en jeu dans les  dernières minutes, après deux mois de pépins récurrents au genou droit.

AFP