Juan Luis Larrea
Juan Luis Larrea a déclaré que l'a liga utilisera l'arbitrage vidéo la saison prochaine. | Jose Breton / NurPhoto

L'arbitrage vidéo introduit la saison prochaine en Liga

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Le Championnat d'Espagne devrait appliquer l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) à partir de la saison 2018-2019, a annoncé le président de la fédération espagnole (RFEF) Juan Luis Larrea, emboîtant le pas de la Serie A italienne et de la Bundesliga allemande.

Interrogé dans la nuit de mercredi à jeudi sur la radio espagnole Cadena Ser pour savoir quand cette réforme serait introduite en Liga, Juan Luis Larrea a répondu: "La saison prochaine". "C'est notre intention. La technologie a fait irruption dans le football et il faut l'accepter", a ajouté le dirigeant. La VAR, mise en place depuis le début de saison en Championnat d'Italie et en Championnat d'Allemagne, peut être utilisée dans plusieurs cas: pour attribuer ou non un carton rouge, vérifier la validité d'un but marqué, analyser une situation de penalty ou corriger une erreur d'identité d'un joueur sanctionné.

La Fifa, qui observe de près ces expérimentations, doit décider d'introduire ou non la VAR lors du Mondial-2018 en Russie. En Italie, le recours à la vidéo n'a paradoxalement pas fait diminuer les polémiques pour l'instant, tout en rallongeant la durée effective des matches. Juan Luis Larrea a précisé que des expérimentations officieuses devaient être menées dès cette saison sur plus de 70 rencontres. "Ce seront des tests en off. Je veux dire, sans que vous (les journalistes) sachiez qu'on est au travail", a-t-il expliqué.

La Liga espagnole est le seul des cinq grands championnats européens (Espagne, Angleterre, Allemagne, Italie, France) à ne même pas disposer de technologie sur la ligne de but, officiellement en raison de son coût. Juan Luis Larrea a été nommé l'été dernier président par intérim de la RFEF après la suspension d'Angel Maria Villar. Ce dernier, grand patron du football espagnol de 1988 à 2017, est soupçonné par la justice d'avoir mis en place une structure lui permettant de détourner des fonds à son profit ou à celui de ses proches.

AFP