Griezmann en duel face à Navas
Antoine Griezmann a égalisé pour l'Atlético dans les dernières minutes | BURAK AKBULUT / ANADOLU AGENCY

Griezmann et l'Atletico arrachent le nul sur la pelouse du Real Madrid

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Grâce à un but d'Antoine Griezmann dans le money-time, l'Atletico Madrid a arraché le match nul face au Real Madrid (1-1). Dominatrice, la Maison Blanche a craqué en fin de match après avoir ouvert le score par Pepe en début de seconde période. Les joueurs de Zinedine Zidane sont toujours leader mais manquent de faire le trou sur le Barça. Les Colchoneros restent eux troisièmes.

Pour ceux qui pouvaient encore en douter, cet Atletico version Diego Simeone a du cœur. Mal embarqué dans un match géré par le Real Madrid en patron après l’ouverture du score de Pepe en début de seconde mi-temps, les Colchoneros n’ont pas paniqué. Et comme souvent, le sauveur s’appelle Antoine Griezmann. Bien servi par Correa, le Français s'est joué de Navas pour marquer dans le but vide et claquer la classique célébration Hotline Bling devant un Santiago Bernabeu médusé (85e). Longtemps absents et insipides, les Colchoneros peuvent remercier leur attaquant français, qui offre à l'Atletico un point quasi-inespéré.

Si les joueurs de Diego Simeone auront eu le mérite de ne rien lâcher, ils peuvent remercier le Real Madrid, qui a probablement trop géré cette fin de rencontre alors qu'il avait la maîtrise totale de ce derby. Sans forcément briller lors d’un match assez fermé, les Madrilènes se sont montrés les plus incisifs et auraient pu rentrer aux vestiaires avec l’avantage au score. Mais Cristiano Ronaldo (16e) puis Karim Benzema (29e) sont tombés sur une muraille nommée Jan Oblak avant que le Ballon d’Or Portugais ne voit sa frappe détournée par le crâne de Savic, venu sauver sur la ligne le tir de l’attaquant du Real (31e).

Mieux en jambes que leurs ennemis intimes, les Madrilènes passent la seconde en début de deuxième période. Deux alertes signées Ronaldo (49e) et Benzema (51e) avant la délivrance. Sur un coup-franc de Toni Kroos, Pepe libère Santiago Bernabeu sur un coup de casque salvateur (53e). Souverain, le Real et son trident Kroos-Modric-Casemiro marchent sur l'Atletico qui disparaît progressivement des radars malgré un face-à-face manqué par Torres (60e). Mais de souverain, le Real en est devenu laxiste au point de voir sa stratégie se retourner contre lui. Les joueurs de Zinedine Zidane peuvent s'en vouloir et sentent désormais le souffle chaud du Barça sur leur nuque, les Catalans pouvant revenir à hauteur en cas de victoire face à Malaga ce soir.

Mathieu Aellen