Coronavirus : Mort de Lorenzo Sanz, ex-président du Real Madrid

Publié le , modifié le

Auteur·e : Andréa La Perna
Lorenzo Sanz
Sanz a connu deux titres en Ligue des Champions avec le Real pendant son mandat. | AFP

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Ex-président du Real Madrid entre 1995 et 2000, Lorenzo Sanz est mort samedi à l'âge de 76 ans, touché par le Covid-19. Il était hospitalisé depuis le 17 mars, après huit jours consécutifs de fièvre.

Il était un des visages marquants du Real Madrid. Lorenzo Sanz est décédé samedi soir à l'âge de 76 ans, victime du Covid-19. D'après Marca, l'ex-président du club merengue avait tardé à se rendre à l'hôpital, souhaitant éviter de contribuer à la saturation des hôpitaux madrilènes. C'est après 8 jours de fièvre ininterrompue qu'il a été hospitalisé, le 17 mars dernier. Quelques heures après avoir été diagnostiqué positif au Covid-19, son état s'est dégradé jusqu'à son décès ce samedi 21 mars.

Madrid, sport et tribunaux

"Le Real Madrid déplore avec une consternation inconsolable la disparition de celui qui fut le président du club entre 1995 et 2000", a réagi la Maison blanche dans un communiqué. Lorenzo Sanz est un des instigateurs du renouveau madrilène, emmenant le Real vers son 7ème titre de champion d'Europe en 1998, 32 ans après son dernier sacre en C1. C'est lui qui avait embauché Fabio Capello en 1996, au moment où les Merengue ont attiré Predrag Mijatovic, Davor Suker, Clarence Seedorf, Roberto Carlos ou encore Christian Panucci. Il a ensuite quitté ses fonctions en 2000, battu par Florentino Perez lors des élections, juste après avoir décroché une deuxième Ligue des Champions, au Stade de France, face à Valence (3-0). 

Issu d'une famille modeste, Lorenzo Sanz était un enfant de Madrid, qui a gardé les buts de plusieurs clubs de la ville. Madrid et le sport ont rythmé sa vie. Ses trois fils Paco, Fernando et Lorenzo ont tous les trois été sportifs. Egalement homme d'affaires, Sanz a également fait parler de lui à travers diverses polémiques. C'était un habitué des tribunaux. Des activités plus que louches dans le secteur immobilier (dont la double vente d'un même terrain) lui ont valu plusieurs condamnations. En novembre 2018, il a écopé d'une peine de 2 ans de prison et d'une amende d'1.2 millions d'euros pour avoir dissimulé 6 millions d'euros au Trésor Public dans ses déclarations de revenus de 2008 et 2009.