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Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, les incontournables | JOSEP LAGO DANI POZO / AFP

Clasico : pourquoi on ne s'en lasse pas

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Samedi, le FC Barcelone accueille le Real Madrid au Camp Nou. La formule a beau être connue, usée jusqu'à la corde, elle fonctionne toujours. Même si le battage médiatique autour de ce match peut lasser, le Clasico possède toujours un pouvoir d'attraction unique. Avec près d'1 milliard de téléspectateurs, il rivalise même, en termes d'audience, avec la finale de la Coupe du monde de foot et les J.O. Quelles sont les raisons d'une telle fascination pour un "simple" match de championnat ?

Certes, il y a les Boca-River Plate en Argentine, les Flamengo-Fluminense au Brésil. Plus près de nous, les Bayern-Dortmund, les derby de Manchester, de Londres, de la Mersey, les Old Firms (Celtic-Rangers), les Juve-Milan(s) ou même un OM-PSG suscitent toujours la même passion. Mais rien de comparable, en termes d'universalité, à un FC Barcelone-Real Madrid. Il convient toutefois de rappeler que si ce choc a toujours enflammé l'Espagne, sa surexposition mondiale est relativement récente. Elle écrase tout sur son passage depuis que les deux géants ont retrouvé conjointement les sommets grâce à l'argent du président Perez d'un côté et l'éclosion d'une génération dorée de l'autre. Symbole temporaire d'un duel pourtant éternel.

  • Parce qu'il y a le poids de l'histoire

Parce qu'il y a le poids de l'histoire

Pas besoin de rappeler l'antagoniste historique qui oppose Madrid la castillane royaliste et Barcelone la catalane indépendentiste. Si la politique attise parfois les braises de cette rivalité, c'est bien le terrain qui a construit la légende à partir de 1902, date du premier Clasico. A ce jour, les Merengue mènent toujours dans les confrontations directes face aux Blaugrana en championnat (70 victoires à 64, pour 32 matchs nuls).

  • Parce que ce sont souvent des matchs à enjeux

Parce que ce sont souvent des matchs à enjeux

Alors que le gâteau se partage en parts plus nombreuses dans les championnats voisins, la Liga se résume presque toujours à un duel entre Barcelonais et Madrilènes en Liga. Le pouvoir ne se partage pas. Les amateurs de suspense passeront leur chemin, les autres ont beau connaître la fin, à savoir que le titre devrait se jouer entre les deux clubs, ils resteront scotchés devant l'écran. Car la série Barça-Real est des plus addictives. Cette fois encore, tous les ingrédients sont réunis pour un grand spectacle : seuls trois points séparent le leader barcelonais du Real mais les courbes de forme, entre des Catalans qui semblent retomber dans leurs travers et des Madrilènes en nette progression ces derniers matchs, semblent s'inverser.

  • Parce qu'il y aura du spectacle

Parce qu'il y aura du spectacle

C'est quasiment une tradition. Comme si c'était stipulé dans un contrat. A match exceptionnel le spectacle doit être garanti. De fait, rares sont les Clasicos qui, d'une façon ou d'une autre, n'ont pas déchaîné les foules. Que ce soit sur la pelouse, ou même aux abords. Ce match est une bombe à retardement qui peut exploser à tout moment. A ce titre les dernières rencontres avaient plus valu pour l'animosité entre les joueurs, et entraîneurs, que par leur véritable qualité footbalistique. C'est pourquoi il faut certainement se féliciter des départs des meilleurs ennemis du monde, Pep Guardiola et Jose Mourinho, pour dépassionner un peu le débat. Une promesse semble toutefois acquise : les filets vont trembler. Depuis quatre ans, le Clasico tourne en effet à une moyenne de 3,36 buts par match. 

  • Parce que c'est Messi contre Ronaldo

Parce que c'est Messi contre Ronaldo

On ne peut pas y échapper. Barça-Real c'est aussi, et surtout diront certains, Messi-Ronaldo. Le duel que se livrent l'Argentin et le Portugais magnifie autant qu'il phagocyte le match. Cette fois encore, leur opposition sera épiée et décortiquée. En jeu, un possible deuxième Ballon d'Or pour CR7 ou un cinquième de rang pour "la Pulga".  Si l'un des deux survole la rencontre, il pourrait en effet marquer des points décisifs dans la prochaine élection de décembre, n'en déplaise à Franck Ribéry ou à Zlatan Ibrahimovic. Car c'est aussi cela la magie du Clasico, simple match de la 10e journée du championnat d'Espagne, mais qui peut de nouveau sacrer un roi. Injuste diront certains. Mais la lumière d'un Barça-Real est telle qu'elle en est parfois aveuglante...

Julien Lamotte