Sergio Ramos Lionel Messi Real Madrid Barcelone
Sergio Ramos (Real Madrid) tente de contrer Lionel Messi (Barcelone) | JAVIER SORIANO / AFP

Bruxelles examine si le Real Madrid n'a pas bénéficié d'aide d'Etat illégale

Publié le , modifié le

La Commission européenne cherche à savoir si des clubs de foot européens dont le Real Madrid n'ont pas bénéficié d'aide d'Etat illégale. La Commission est en train d'examiner "des plaintes ou des informations" émanant d'entreprises et de particuliers concernant différents clubs de foot dans plusieurs Etats membres, a dit Antoine Colombani au cours d'un point de presse à Bruxelles.

Il a précisé que la Commission n'avait pas encore décidé si elle allait  ouvrir ou non une enquête formelle à l'encontre des clubs mis en cause. "Je peux confirmer que le Real Madrid fait partie des clubs que nous  regardons", a dit le porte-parole. Selon le quotidien britannique The Independent, la Commission européenne a  le club madrilène dans son collimateur.

Bruxelles soupçonne le club et la mairie de Madrid d'avoir conclu un accord  illégal concernant le rachat d'un terrain municipal vendu au club en 1998 pour  421.000 euros et racheté par la Ville pour 22,7 millions d'euros en 2011, soit  une augmentation de 5.400%, affirme The Independent. Au lieu de payer une telle somme au club, la ville de Madrid a préféré  donner directement au Real le terrain nécessaire pour développer son nouveau  stade, ce qui pourrait s'apparenter à une aide illégale selon la législation  européenne.

Le Real dans le collimateur

Le mois dernier, la Commission européenne avait déjà annoncé l'ouverture de  plusieurs enquêtes sur le financement public de cinq clubs de football  néerlandais, dont le PSV Eindhoven (1ère division) pour déterminer si ce  financement était conforme aux règles de l'UE en matière d'aides publiques. "Je suis intimement convaincu que les clubs de football professionnel  devraient être bien gérés et ne devraient pas appeler le contribuable à l'aide  lorsqu'ils rencontrent des difficultés financières", avait alors dit M. Almunia  qui a la nationalité espagnole.

En mars 2012, M. Almunia et Michel Platini, président de l'UEFA, avaient  reconnu, dans une déclaration commune, l'interaction entre le contrôle des  aides d'Etat au football professionnel et l'application des règles de loyauté  financière dans le football professionnel édictées par l'UEFA. Ils étaient  également convenus que les clubs de football professionnel devaient évoluer en  fonction de leurs moyens.

AFP