Barcelone - Real Madrid : Zinédine Zidane n'a déjà plus le droit à l'erreur

Publié le , modifié le

Auteur·e : Andréa La Perna
Zinédine Zidane Real Madrid

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Battu à domicile par Cadix en Liga (0-1) et par le Shakhtar Donetsk en Ligue des champions (2-3) en l’espace de quatre jours, le Real Madrid se déplace chez le FC Barcelone ce samedi pour un Clasico sous tension. En cas de résultat insatisfaisant, la place de Zinédine Zidane sur le banc des Merengue pourrait être sérieusement menacée.

Les visages étaient graves après la défaite à domicile contre le Shakhtar Donestk (2-3) en ouverture de la campagne européenne du Real Madrid ce mercredi. Menés 3-0 à la pause par un adversaire jugé inférieur, les Merengue n'ont pas réussi à accomplir leur remontée au score pour laver l'affront d'une deuxième défaite consécutive en quatre jours. "Je suis le responsable. Je suis dégoûté pour les joueurs, parce qu'ils m'ont fait gagner beaucoup de choses. Je suis l'entraîneur et c'est à moi de trouver la solution. Je ne l'ai pas trouvée ce soir", a alors réagi Zinédine Zidane.

La maison ne fait pas crédit

Le coach français a accepté d'endosser la responsabilité entière de la déroute de son équipe ; une manière de délester ses joueurs d'un peu de pression et d'obtenir leur assentiment avant le Clasico prévu à Barcelone trois jours après, crucial pour son avenir sur le banc madrilène. S'il a réussi à amener son club à un titre de champion d'Espagne la saison passée, malgré des débuts compliqués, Zidane n'a plus le crédit de ses années fastes. L'élimination dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions contre Manchester City (1-2, 1-2) est encore fraîche et le début de l'exercice 2020/21 n'a rien fait pour en effacer la trace.

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3e de Liga après cinq journées, le Real ne donne pourtant pas pour l'instant l'impression de tenir son rang en championnat, d'autant qu'il reste sur une défaite à domicile contre le promu Cadix (0-1). Dans le jeu, l'absence de pressing et d'intensité est pointée du doigt. Le turn-over qui faisait la force du management à la Zidane ne marche plus comme avant. Face au Shakthar, l'entrée à la pause de Karim Benzema, puis celles de Vinicius Junior et de Toni Kroos, ont sonné comme un désaveu de ses propres choix, comme une erreur de casting.

"Il n'y a pas de réparation expresse, ni de marché ouvert en urgence, ni de jeune joueur au-dessus de la mêlée qui pourrait pointer le bout de son nez et amener dix buts en venant de l'aile, Zidane doit travailler avec ce qu'il a sous la main et il doit tourner la situation à son avantage rapidement", écrit le quotidien espagnol Marca. Le correspondant du journal L'Equipe en Espagne parle lui d'une "solitude flagrante" et il avance qu'en cas de défaite au Camp Nou ce week-end, ZZ jouera sa place contre le Borussia Mönchengladbach en C1 ce mardi.

Plus qu'un joker dans sa manche

Habitué à briller, à dominer, le Real Madrid est allergique à l'échec. S'il a amené le club madrilène à trois sacres consécutifs européens entre 2016 et 2018, Zinédine Zidane sait que la Maison Blanche n'est pas du genre à offrir un crédit illimité. La saison passée, il avait déjà connu pareille situation, recevant une claque d'entrée en Ligue des champions contre Paris (0-3) et en s'inclinant en championnat contre le promu Majorque (0-1). Le champion du monde 1998 s'en était sorti in extremis grâce à un succès étriquée à Istanbul contre Galatasaray (1-0).

Pour se relancer dès ce week-end, le Real devrait pouvoir compter sur le retour de son capitaine Sergio Ramos, dont chacune des absences a quasiment coïncidé avec les déroutes madrilènes. Un nouvelle sortie de piste pourrait s'avérer fatale dès ce samedi si l'addition est salée. La dernière fois que les Merengue ont enchaîné trois défaites consécutives, c'était début mars 2019 et le coach en place, Santiago Solari, avait été limogé. L'élimination en C1 contre l'Ajax Amsterdam, survenue après deux revers contre le FC Barcelone, avaient pesé lourd dans la balance et tout cela avait conduit au retour sur le banc d'un certain Zinédine Zidane.