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Andres Iniesta (Barcelona) face à Mesut Özil (Real Madrid) | PEDRO ARMESTRE / AFP

Barça-Real : Tapis ou relance

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Avec déjà huit points d'avance sur le Real Madrid après seulement six journées de championnat, le FC Barcelone a l'occasion de mettre au tapis son éternel rival en cas de victoire. Et de plier définitivement la Liga ? Mais gare, Les Madrilènes, après un départ catastrophique, tournent maintenant à plein régime et arrivent en confiance au Camp Nou pour relancer le championnat.

Le Clasico pourrait bien tourner au K.O. Ou au chaos, c'est selon. Barcelone-Real Madrid, le duel le plus médiatisé de la planète, prend une saveur particulière cette saison en raison de l'entame complètement ratée des Madrilènes en championnat, qui ont déjà concédé deux défaites et un nul quand le rival catalan, lui, réalisait un score parfait (six victoires en six matchs). Dès lors, le gouffre est déjà conséquent, huit points, il pourrait devenir abyssal en cas de succès des Blaugrana. Du côté barcelonais, on se refuse bien sûr à déclarer que le championnat serait déjà joué si d'aventure le Real venait à chuter au Camp Nou.

Le Barça en trompe l’œil

"Gagner serait un pas important, mais ne mettrait pas fin à la Liga. Quoi qu'il arrive dimanche, il restera encore beaucoup de chemin à parcourir", prévient d'emblée Xavi qui fait donc fi des onze points d'avance que conférerait une victoire au Barça dimanche. Le capitaine de la formation catalane, au-delà du discours convenu, sait également que la forme du moment ne joue pas en sa faveur. Car si le Barça enchaîne les victoires, la manière, elle, laisse parfois à désirer. Depuis que Villanova a pris la succession de Guardiola, l'équipe peine à retrouver ce niveau de jeu qui mettait le monde en pâmoison. Souvent, il faut donc attendre les dernières minutes d'un match pour voir les Catalans, sur un exploit individuel plus que par un mouvement collectif qui est sa marque de fabrique, faire la différence.

A ce titre, le positionnement de certains joueurs, et notamment Fabregas, continue de poser des problèmes d'équilibre au sein de cette machine jadis parfaitement huilée. Autre point d'interrogation depuis le début de la saison : la défense. Entre méformes et blessure, dont celle de Carles Puyol le semaine passée, le coach catalan est sans cesse obligé de bricoler avec les moyens du bord, et surtout avec des joueurs milieux de terrain de formation (Mascherano, Song). Le Real, et par exemple Karim Benzema qui vient de marquer un but d'anthologie en ligue des Champions, pourrait bien profiter de cette inexpérience. "On connait notre position au classement (6e) et on va essayer de l'emporter à Barcelone", énonce sobrement le Madrilène Xabi Alonso.

Messi-Ronaldo, le duel sans fin

Car la Maison Blanche, ébranlée dans ses fondations en début de saison, est en pleine reconstruction. Les récents succès contre La Corogne (5-1) et l'Ajax Amsterdam (1-4) en attestent. Symbole de ce renouveau : Cristiano Ronaldo, auteur d'un triplé lors de ces deux matchs. Après avoir mystérieusement déclaré qu'il se sentait "triste" lors du début de la Liga, le Portugais a retrouvé le sourire. Et le chemin des filets. Ça tombe bien, Ronaldo a rendez-vous avec Messi. Encore une fois. Car que l'on ne s'y trompe pas, ce Barça-Real c'est surtout le sempiternel duel entre les deux meilleurs joueurs du monde avec, en filigrane, la course au ballon d'Or 2012. Les deux rivaux semblent à nouveau au coude-à-coude dans la dernière ligne droite et ce Clasico pourrait bien servir de photo-finish.

Julien Lamotte