Trémoulinas, Griezmann, Schneiderlin, Giroud équipe de France
Les joueurs de l'équipe de France, Olivier Giroud, Morgan Schneiderlin, Benoît Trémoulinas et Antoine Griezmann | AFP

Trémoulinas, Griezmann, Schneiderlin, Giroud ont une chance à saisir

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Fidèle à ses habitudes, Didier Deschamps va modifier son onze de départ pour le deuxième match de l’équipe de France contre la Serbie à Bordeaux. Pour certains Bleus, ce match obéit toujours au même enjeu : bousculer la hiérarchie. Benoit Trémoulinas, Morgan Schneiderlin, Antoine Griezmann et Olivier Giroud.

Benoit Trémoulinas

Benoît Trémoulinas, le latéral gauche de l'équipe de France
Benoît Trémoulinas, le latéral gauche de l'équipe de France

Ce poste de latéral gauche est un mystère. Le titulaire a 34 ans (Patrice Evra) et la relève, qui possède un potentiel énorme (Lucas Digne et Layvin Kurzawa), a du mal à faire son trou. Entre les deux, une génération a raté le train. On pense à Gaël Clichy, porté disparu. Benoît Trémoulinas, lui, a droit à une nouvelle chance. Appelé par Blanc après le Mondial 2010, il n’était jamais entré en jeu. C’est Didier Deschamps qui lui a offert sa première sélection en novembre 2012 contre l’Italie. Rappelé par le sélectionneur au mois de mars dernier après pratiquement deux ans d’absence, le joueur du FC Séville, qui s’était révélé sous les ordres de Laurent Blanc à Bordeaux, devrait être titulaire dans le nouveau stade des Girondins. Un beau cadeau pour le Réunionnais qui a retrouvé la lumière en Espagne. En Andalousie, où il est arrivé en août 2014, Trémoulinas s’est parfaitement intégré. Il a même embelli son palmarès avec une Europa League l’an dernier. A 29 ans, il apparaît désormais comme la doublure officielle d’Evra en attendant l’éclosion – programmée – de Digne et Kurzawa. Mais cette saison, où il va disputer la Ligue des Champions, pourrait être celle de sa prise de pouvoir dans le couloir gauche. Evra n’apporte plus autant de garantie qu’auparavant et Trémoulinas, avec sa qualité de centre et ses possibilités offensives, peut faire son trou.

Morgan Schneiderlin

Laurent Koscielny et Morgan Schneiderlin en pleine discussion
Laurent Koscielny et Morgan Schneiderlin en pleine discussion

Son entrée en jeu à Lisbonne a été saluée par le sélectionneur. "Il nous a fait beaucoup de bien", a assuré Deschamps qui a vu la différence en seconde période, après une première insipide où le titulaire en sentinelle – Cabaye – n’a pas démérité, mais n’a pas brillé non plus. Cet été, le néo-mancunien a changé d’univers. De Southampton, qui luttait toutes les saisons pour l’Europe et titiller les gros, à Manchester United, qui veut conquérir un 21e titre de champion et va disputer la C1, il y a un monde. Schneiderlin s’y est acclimaté et il a rapidement trouvé sa place dans l’entrejeu des Red Devils aux côtés de l’autre recrue, Bastian Schweinsteiger. Régulièrement appelé depuis sa première apparition contre la Jamaïque avant le Mondial, le joueur de 25 ans – il en aura 26 en novembre – est réduit à un rôle de doublure de Cabaye. Il n’avait pas profité de la mauvaise passe de l’ancien Parisien pour s’imposer. Mais à Manchester, la vitrine sera plus belle et les occasions de se montrer plus nombreuses encore avec la Ligue des champions. Assez pour séduire définitivement Deschamps ?

Antoine Griezmann

Raphaël Varane et Antoine Griezmann célèbrent un but tricolore
Raphaël Varane et Antoine Griezmann célèbrent un but tricolore

Avec lui, c’est toujours la même chose. On loue son talent et ses qualités, mais on s’interroge aussi beaucoup sur ses capacités à s’imposer sur la durée. Chez les Bleus, le débat est ouvert depuis la Coupe du monde. Tranchant – et décisif - lors de ses entrées en jeu, il était quelconque, voire presque médiocre lorsqu’il était titularisé. Une énigme pour Didier Deschamps qui l’a plusieurs fois mis devant ses responsabilités. Le sélectionneur attend beaucoup plus d’un joueur qui facture 22 buts en Liga la saison dernière et qui est désormais un élément indispensable de l’Atletico Madrid de Diego Simeone. Non pour le sanctionner, mais pour lui faire comprendre qu’il allait devoir se battre s’il veut redevenir titulaire, Deschamps avait décidé de faire confiance à Nabil Fékir contre le Portugal. Un signe quand on sait que lorsque des doubles rendez-vous internationaux, Deschamps aligne toujours la meilleure équipe pour la première rencontre. On connaît la suite, la rupture des ligaments du Lyonnais a attristé tout le monde et a forcé Deschamps à (re)lancer Griezmann plus tôt que prévu. Face à la Serbie, le Colchonero sera titulaire. S’il marque des points, il pourrait bien enfin s’emparer durablement d’un des strapontins en attaque. Et l’éventuel retour de Nabil Fékir ne serait alors plus un problème.

Olivier Giroud

L'attaquant de l'équipe de France, Olivier Giroud
L'attaquant de l'équipe de France, Olivier Giroud

Pour le Gunner, la situation est plus compliquée que les autres remplaçants. Olivier Giroud est le remplaçant d’un deux seuls joueurs français (avec Pogba) à être considéré comme une véritable star, Karim Benzema. L’ancien Lyonnais est titulaire au Real Madrid et est clairement numéro 1 dans l’esprit de Didier Deschamps qui en a fait son leader technique sur le terrain. Giroud apparaît donc comme la doublure officielle du Madrilène avec un profil différent. Joueur de tête au physique imposant, point d’ancrage, il peut-être utile face à des défenses regroupées où sa taille pourrait faire la différence. Mais attention, Giroud n’est pas à l’abri d’une surprise appelée Anthony Martial. Même si Deschamps entend laisser du temps au Red Devil, Martial, s’il s’impose à Manchester, pourrait passer numéro 2 dans la hiérarchie des attaquants. Voire même coiffer tout le monde au poteau, alors que le sélectionneur cherche encore le bon alliage pour composer son trio offensif.