Hugo Lloris, équipe de France,
Le gardien de l'équipe de France, Hugo Lloris | AFP - FRANCK FIFE

Suède-France : Hugo Lloris, coupable de la défaite, est soutenu par ses coéquipiers

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Une erreur au plus mauvais moment: le capitaine des Bleus Hugo Lloris, irréprochable jusqu'à la dernière minute fatale, a été coupable d'une mauvaise relance qui a permis à la Suède d'arracher la victoire sur le fil (2-1), vendredi en match de qualifications pour le Mondial-2018.

A 1-1 à la 93e minute, les Bleus conservaient la tête de leur groupe et pouvaient aborder sereinement la suite, avec un calendrier plutôt favorable. Mais Lloris, double coupable d'une relance ratée au pied et d'une sortie à plus de 20 mètres de ses cages, a offert malgré lui les trois points de la victoire à Ola Toivonen qui ne s'est pas privé de marquer dans le but vide (2-1). "Le match se dirigeait vers (un match nul), malheureusement, il y a eu un coup du sort dans les dernières secondes", a déclaré le Niçois de naissance, après la rencontre en zone mixte.

Lloris s'était déjà incliné une première fois, sur l'égalisation imparable de Jimmy Durmaz - autre joueur de Toulouse décidément ! - en 1re période (1-1, 43e). Cruel pour le capitaine des Bleus, seul rescapé du onze titulaire du premier match en compétition de l'ère Deschamps en 2012, qualificatif pour le Mondial-2014.

Suède-France : une défaite en quatre temps

"Bévue"

"Je ne vais pas accabler Hugo, parce que quand ça arrive à un gardien, c'est forcément une bévue. Il est souvent décisif, mais là, ça nous coûte cette défaite", a déclaré le sélectionneur lors en conférence de presse. "S'il dégage la balle directement, il n'y a pas ce qu'il se passe après. Il a décidé de contrôler, d'avancer et il rate son dégagement. L'idéal aurait été de dégager vite et loin, mais malheureusement, il n'a pas fait ce choix-là", a ajouté "DD". "Avec des si, on peut toujours refaire la situation. Malheureusement l'adversaire a bien pressé et je me suis retrouvé dans l'obligation de dégager en catastrophe", a expliqué Lloris après la rencontre. Le portier, 30 ans, pouvait montrer en Suède combien son aura avait pris du poids dans le vestiaire français.

Avec son statut d'"ancien", et surtout de gardien le plus capé de l'histoire de l'équipe de France devant le légendaire Fabien Barthez (89 sélections), il avait le rôle de donner l'exemple à la nouvelle garde qui compose désormais l'ossature des vice-champions d'Europe 2016. "Hugo c'est une valeur sûre, quelqu'un qui est serein, là depuis nombreuses années", avait rendu hommage Raphaël Varane, lors d'un point-presse à Clairefontaine mardi. "C'est quelqu'un de fiable, sur qui on peut compter, c'est un grand gardien", avait-il ajouté.

"J'assumerai"

Sur deux-trois actions, où il avait rassuré sa défense par ses sorties au poing ou une claquette décisive, le portier de Tottenham avait justifié ces louanges. Mais hormis contre le Paraguay (5-0) vendredi dernier, l'ancien gardien de Lyon n'a pas su garder sa cage inviolée lors des deux derniers matches contre l'Espagne (défaite 2-0) et le Luxembourg (3-1), où il a encaissé deux penalties et été victime des débuts de l'arbitrage par assistance vidéo. Cette erreur tombe au plus mauvais moment pour lui et les Bleus. "Je garde la tête haute. Des erreurs, j'en ai faites. Je les ai toujours assumées. J'assumerai celles-ci", a-t-il conclu. Les Bleus, eux, vont devoir l'oublier. L'été devrait aider.