Chantal Jouanno
Chantal Jouanno (ministre des Sports) | AFP - FRANCK FIFE

Quotas: une enquête ouverte

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La ministre des Sports Chantal Jouanno a jugé l'affaire des éventuels "quotas discriminatoires" raciaux dans le football français "inimaginable". "Pour les plus hautes instances du foot français, l'affaire est entendue: il y a trop de noirs, trop d'arabes et pas assez de blancs sur les terrains", affirmait jeudi Mediapart. Une enquête est en cours.

"C'est inimaginable parce que c'est contraire à l'histoire et à l'esprit de la Fédération française de foot, c'est surtout contraire à la loi et à la  Constitution", a réagi la ministre, interrogée par la chaîne LCI.  De plus, a-t-elle poursuivi, "c'est fondamentalement contraire à l'esprit du sport parce que dans le sport, la seule sélection qui vaille c'est les qualités sportives des joueurs d'une part, et surtout d'autre part leur éthique  et leur respect du maillot. Ce n'est pas dépendant des origines, de la couleur de peau". La ministre indique par ailleurs dans un communiqué prendre acte "du  démenti de la Fédération française de football quant à l'existence d'une telle politique et l'invite à faire très rapidement toute la lumière sur les  allégations de l'article".

Mme Jouanno  propose "une inspection générale de la Jeunesse et  des Sports qui permettra d'avoir un regard extérieur, donc jugé plus indépendant". "J'y suis d'autant plus intéressée qu'on attribue ce propos à un Directeur  technique national", a-t-elle dit sur LCI, en allusion au DTN de la FFF, François Blaquart. Celui-ci a démenti "bien sûr". "Venez voir toutes nos actions. C'est une évidence. Ni centre de formation, ni Pôle espoirs (n'ont reçu de telle consigne de quotas)". "Notre seul problème, c'est celui des double nationalités (formés en France et qui jouent ensuite pour d'autres sélections à l'étranger), a-t-il ajouté. Ca intègre des joueurs de toutes les origines. Rien à voir avec la couleur de  peau. Il y a aussi des gens originaires des pays de l'Est ou des Latins qui se  trouvent dans les mêmes conditions".

AFP