Emmanuel Petit
Emmanuel Petit candidat à la présidence de la FFF en 2016 | FRANCK FIFE / AFP

Petit candidat ...dans quatre ans

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La génération 98 au pouvoir ? Après Laurent Blanc et Didier Deschamps à la tête de l'équipe de France, un autre champion du monde brigue une place au sommet du football français. Pas sur le terrain mais dans les instances. Emmanuel Petit ne vise pas le banc des Bleus mais la présidence de la Fédération française de football. L'ancien milieu international annonce dans France Football sa candidature pour les élections 2016.

Une campagne de quatre ans. Voilà ce qui attend Emmanuel Petit, électron libre du football français. Loin du match qui va opposer l'actuel président Noël Le Graët, un "bon gestionnaire", et Christophe Bouchet dans l'actuelle élection, Petit fourbit ses armes. Boudhiste et rebelle, le consultant de France Télévisions se sent prêt à entrer en "politique". "Une voix à l'intérieure m'a dit : il est temps que tu t'exposes et prennes des responsabilités. Etre entraîneur ou éducateur, ce n'est pas ma vocation. Je suis plus à l'aise dans les instances du pouvoir, car c'est là où se joue l'avenir du football", explique-t-il.

Pour un football populaire

Proche du milieu amateur via l'AFFA (Association de football amateur), Petit sait où il va. Sa vision n'est pas celle d'un football élitiste mais d'un sport populaire avec des valeurs à partager et des licenciés à reconquérir. Derrière la locomotive équipe de France, "il y a une multitude de wagons qui se détachent" à la Fédération, analyse-t-il. La Fédération a une mission sociale. Le sport doit trouver sa place dans le noyau sociétal." Souvent méprisé par les politiques, le football doit donc retrouver sa place. "Quand on pratique un sport, on est mieux armé pour affronter les problèmes du quotidien", clame Petit.

La fin des primes de matches ?

Le football, un sport collectif comme le sera l'équipe d'Emmanuel Petit. "Il y aura d'autres personnes avec moi", confirme Petit dans FF. Aucun nom n'est avancé pour le moment. Petit se veut en tout cas exemplaire et se mettra au service du foot français. "Je ne suis pas là pour faire chier, mais pour servir le foot français et tout le monde. Je ne ferai aucun clientélisme." Concernant l'équipe de France, la question des primes sera posée. "On n'a pas besoin de primes pour jouer pour son pays. C'est une question de citoyenneté", assure-t-il. Plus de prime de match mais une rémunération quand même car les joueurs sont les portes-drapeau de la FFF, une entreprise mercantile. Petit n'a plus qu'à transformer sa petite voix intérieure en voix sur un bulletin.