Pierre Mankowski
Le sélectionneur des U20 français, Pierre Mankowski | AFP - BEHROUZ MEHRI

Mankowski : "J'y croyais depuis le début"

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Le sélectionneur de l'équipe de France des moins de 20 ans Pierre Mankowski savourait samedi soir le sacre de ses troupes. Lui y a toujours cru, même après un premier tour poussif. La satisfaction après le titre était encore plus grande pour le coach, ancien adjoint de Raymond Domenech chez les A, qui a tenu à féliciter ses joueurs pour leur victoire, évidemment, mais aussi pour leur comportement.

Quel est vote sentiment après ce titre?
Pierre Mankowski
: "On est très content, hyper heureux. On s'était donné rendez-vous le 13  juillet et aujourd'hui, on s'est dit qu'on était le 13 juillet, que ça faisait  un moment qu'on était ensemble mais qu'il n'y avait rien au palmarès. Il  fallait une ligne au palmarès et c'est assez génial pour le football français.  On est content et l'image qui a été donnée par ces jeunes joueurs a été  excellente, exemplaire. Ils ont toujours été formidables sur le terrain, dans  la vie. C'est une très belle victoire."

Par quels sentiments et émotions êtes-vous passé lors de cette finale?
P M
: "Une fois que le match est parti, on se dit que tout peut se passer. il  y a plein de sentiments mais on se disait: +il ne faut rien lâcher+."

Comment avez-vous vécu la séance de tirs au but?
P M
: "Quand Alphonse Areola arrête les deux premiers, ça soulage bien. Après  on n'a qu'une crainte c'est d'en rater un. On a toujours eu l'avantage et on  regardait le banc d'à côté et ils étaient tristes."

Avez-vous repensé à 2006 (défaite en finale du Mondial aux tirs au but  en tant qu'adjoint de Raymond Domenech, ndlr)?
P M
: "Jamais, pas une seule fois, surtout parce qu'Alphonse a arrêté les deux  premiers. D'ailleurs on n'avait pas préparé de tirs au but parce que le jour du  match, quand il y a la pression et qu'il y a une Coupe du monde au bout, on a  beau avoir tout préparé à l'entraînement, ce n'est pas pareil. D'ailleurs,  certains m'ont dit non, qu'ils ne voulaient pas les tirer. Ce sont les joueurs  qui se sont désignés. Certains ont baissé la tête et 5 ont dit +Moi, j'y vais+.  J'avais peur que quelqu'un tente une panenka, ça aurait été trop bête de rater  sur un coup de folie donc je leur ai dit d'appuyer leur frappe et de tirer au  sol."

Est-ce l'aboutissement de votre carrière?
P M
: "Pas pour moi mais pour tout le staff. Cela fait six semaines qu'on est  ensemble, ils ont bossé comme des forcenés. Tout le monde s'est mis au  diapason, on est très content mais tous ensemble. Ce sont les 21 joueurs qui  ont gagné, plus ceux qui n'étaient pas là sur blessure, le staff, les  supporteurs. On sent qu'il y a beaucoup de monde derrière cette équipe. Cela a  été magique. C'est un beau titre, champion du monde, c'est le summum mais tous  les titres sont beaux. C'est bien pour la jeunesse, ils sont bien et on a  quelquefois tendance à cause d'un ou deux qui déconnent d'en faire des  généralités. Eux sont biens."

Avez-vous douté durant la compétition?
P M
: "J'ai toujours dit qu'avec eux on avait une bonne chance. Franchement,  j'y croyais depuis le début."

Va-t-on retrouver ces joueurs plus tard chez les A?
P M
: "J'espère pour eux qu'on va en retrouver quelques-uns. Il faudra être  patient mais quelques-uns vont y arriver. Didier Deschamps était là, c'était  bien, c'était un beau coup de pouce, il était avec nous dans le vestiaire, il a  pris la collation avec nous avant le match. Nos relations sont super, c'est le  top."