Florent Malouda
Florent Malouda après son but contre la Biélorussie | AFP - FRANCK FIFE

Malouda: "Du moment que je joue, ça va"

Publié le , modifié le

"Du moment que je joue, ça va", a expliqué le milieu de terrain de l'équipe de France Florent Malouda à propos de son positionnement sur le côté droit, vendredi au Belarus (1-1) en éliminatoires de l'Euro-2012.

Comment analysez-vous la rencontre au Belarus ?
"Je suis déçu du résultat. La déception d'avoir pris un seul point sur les deux matches. On a fait un mauvais début de match, on a eu une bonne réaction mais on n'avait pas la capacité à mettre le Belarus en difficulté. Ce n'est pas suffisant. On est conscient qu'on a de la qualité, on le montre par à-coups mais on doit le montrer beaucoup plus souvent. On doit être plus constant. On a réagi à quelque chose mais sur une grande compétition, ce sera peut-être trop tard. On doit être capable de maîtriser un match et de se créer plus d'occasions de buts par rapport au potentiel offensif qu'on a. On s'en tire bien."

Qu'est-ce qui est le plus gênant dans ce résultat ?
"Le résultat comptable. C'était une opportunité de conforter notre première place et de capitaliser sur la série en cours au niveau des qualifs. Cela n'a pas été possible mais on ne va pas être trop négatif. C'était un contexte particulier, en fin de saison. Il y a deux amicaux qui suivent. On peut toujours trouver des excuses, des raisons psychologiques, mais quand on est ambitieux et qu'on a envie d'être performant lors du prochain Championnat d'Europe, on ne peut pas se satisfaire de çà. Il faut entretenir la culture de la gagne. C'est un petit coup d'arrêt mais il faudra s'assurer de bien reprendre en septembre."

Il y avait de la fatigue physique ?
"Cela s'est ressenti dans l'entame de match par la difficulté à contrer la vivacité des Biélorusses jusqu'au moment où ils ont marqué. Mais si on se projette l'an prochain à la même époque, on ne pourra pas dire qu'on est en fin de saison parce qu'il faudra enchaîner et commencer un Championnat d'Europe. C'est pour ça que ce sont des analyses auxquelles je ne peux pas adhérer parce qu'il faudra être frais à la même époque, être vif, avoir la capacité de changer de rythme et hier c'était le problème: difficulté à contrôler le rythme du match, à accélérer, à élever le niveau. Physiquement, on est capable de faire mieux."

Vous êtes capable de jouer les deux prochains matches ?
"Oui, même trois avec le jubilé Bernard Lama (le 11 juin, ndlr). Je ne sais pas ce qui va être décidé. Même si c'est un match amical, c'est bien de jouer dans ce genre de stade (la Donbass Arena, ndlr). J'ai toujours gardé cette fraîcheur et je n'ai jamais vu un match de football comme une contrainte."

Les Bleus sont donc toujours en chantier ?

"Oui et ce sera le cas jusqu'au championnat d'Europe. Le but c'est d'arriver avec le maximum de certitudes. Le foot est quelque chose d'assez complexe et il faut toujours remettre les mêmes ingrédients pour être performant. Mentalement, il faut toujours être au maximum de ses possibilités. Ce n'est pas un problème de qualité mais d'exigence envers soi-même. Comme sur l'action du but, on doit être capable de la refaire plus souvent. Quand ce n'est pas le cas, c'est qu'on n'évolue pas à notre niveau."

Vous êtes-vous senti à l'aise sur le côté droit ?
"Il n'y a pas de problème. Il n'y a que dans les buts où je ne serai pas à l'aise. Je ne discute pas, le coach m'a demandé d'aller là, cela arrangeait tout le monde et je m'adapte. Mais c'est aussi une de mes qualités. Du moment que je joue, ça va."

Cela arrangeait surtout Ribéry...
"Cela arrangeait surtout le coach puisque c'est lui qui me l'a demandé. Ce ne sont pas les joueurs qui font l'équipe. J'espère que ça va marcher"

En quoi les Bleus ont progressé ou régressé en un an ?
"Progression, très certainement par rapport au niveau qu'on avait quelques mois avant et au niveau des résultats. Lors des campagnes précédentes, on était à la traîne. Là, on est en tête du groupe. On a la volonté de poser le jeu et de jouer, de relancer, d'avoir la possession de balle, la qualité technique. Il y a une progression au niveau de l'ambition. On joue les matches pour les gagner et non pas pour ne pas les perdre."

AFP