Hugo Lloris
Le gardien tricolore Hugo Lloris | AFP - FRANCK FIFE

Lloris assure sa défense

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Le gardien de l'équipe de France Hugo Lloris est revenu dans le quotidien L'Equipe sur sa désastreuse prestation en Biélorussie (4-2 pour les Bleus) mardi dernier lors des qualifications pour le Mondial 2014. Si le portier "ne cherche pas d'excuses", il a assuré avoir victime d'une gastro-entérite. Didier Deschamps, lui, a exclu toute destitution de son capitaine dans l'émission Téléfoot.

Hugo Lloris n'était pas encore revenu sur ce match étrange de l'équipe de France à Gomel en Biélorussie. Etrange à plus d'un titre. De par sa physionomie (la France a été menée deux fois au score) et  par sa prestation individuelle, calamiteuse. Lui qui nous avait habitué à sauver la maison bleue quand elle était en danger a craqué par deux fois. Dans L'Equipe, il a assuré avoir évacué rapidement. "Il faut passer à autre chose", a-t-il dit avant d'évoquer "les circonstances" dans lequel il a disputé le match. "On peut parler de gastro-entérite. Je n'ai quasiment pas dormi la nuit qui a précédé la rencontre et j'étais perturbé toute la journée. Sur le terrain, je manquais d'agressivité, de jus, ce qui était inhabituel pour moi. J'ai perdu deux kilos et demi", a-t-il raconté. Pas l'idéal pour aborder cette rencontre donc mais pas des excuses non plus pour le capitaine tricolore qui "assume (ses) erreurs". 

Son capitanat

Fébrile sur le terrain, son aura dans le vestiaire a également été remise en cause. Les mots à la mi-temps de Patrice Evra révélés par Franck Ribéry après le match ont relancé le débat sur son charisme et son autorité sur un vestiaire sur lequel plane encore les fantômes de Knysna. Un point sur lequel Lloris ne s'est pas dérobé. ""Pat" fait partie des cadrs qui sont là pour donner le ton et s'exprimer. C'est positif pour le groupe. Dans ces moments de difficulté, chacun peut apporter une réponse". "J'ai ma personnalité, mes qualités, mes défauts. On prend ou on ne prend pas. Je n'ai rien à changer. Après, il y a le choix du sélectionneur. J'ai été désigné. Cette question du capitanat est donc secondaire", a lancé le gardien de Tottenham. Avant de conclure sur un plan plus général : "il y a d'autres choses plus importantes à améliorer en équipe de France". En bon capitaine.

Le soutien de Deschamps

Interrogé sur Téléfoot, Didier Deschamps est également revenu sur le cas Lloris. "Je ne veux même pas ouvrir ou entrouvrir la porte. Il est et il restera capitaine", a déclaré le sélectionneur, venu à la rescousse de son capitaine. "Il a eu une nuit et une journée très compliquée (du fait de problèmes intestinaux, ndlr). Il se sentait apte. Il a commis ces deux erreurs, bien sûr il n'était pas à 100%. Le match ne lui donne pas raison mais ça ne remet pas en cause ce qu'il peut faire en équipe de France", a estimé Deschamps. Ce dernier est également revenu sur le discours d'Evra à la mi-temps. Des mots d'encouragement qui ont relancé les Bleus mais surpris les observateurs. "Il y a toujours des joueurs qui parlent. J'ai parlé, Evra a parlé, d'autres aussi. Je ne comprends pas que ça puisse déranger. Quelqu'un qui a une attitude qui va dans le sens du collectif alors qu'il est remplaçant, ça ne serait pas bien ?", a questionné Deschamps. "Ou alors il faut me dire +Evra, quoi qu'il fasse, il ne faut plus qu'il soit là+. Peut-être que certains pensent comme ça mais ce n'est pas ma façon de  penser", a-t-il ajouté.