L'indispensable Griezmann, les ailiers marquent des points, Pogba retrouve le rythme... quelques certitudes pour l'équipe de France avant l'Euro

Publié le , modifié le

Auteur·e : Vincent Daheron
Antoine Griezmann
Antoine Griezmann célèbre son but face à la Bosnie-Herzégovine, mercredi 31 mars. | Franck Fife / AFP

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La victoire des Bleus en Bosnie-Herzégovine (1-0) mercredi 31 mars a clôturé une série de trois matches d'éliminatoires à la Coupe du monde 2022. Ce rassemblement était le dernier avant les matches de préparation à l'Euro 2021 et donc avant la liste décisive de Didier Deschamps. L'heure est aux enseignements.

• L'indispensable Antoine Griezmann

Le talent et l'importance d'Antoine Griezmann en équipe de France ne sont plus à démontrer. Et pourtant, durant ces huit jours et trois rencontres pour le comte des qualifications à la Coupe du monde 2022, le Barcelonais a une nouvelle fois prouvé qu'il était indispensable au bon fonctionnement des Bleus. Avec deux buts inscrits sur les quatre au total des Tricolores, "Grizou" est clairement le meilleur buteur des siens sur cette trêve internationale. Si l'on retire le but contre-son-camp du Kazakhstanais Sergiy Maliy dimanche 28 mars, le Mâconnais a planté les deux tiers des réalisations françaises. Surtout, il est à chaque fois le seul buteur sur les deux confrontations les plus relevés contre l'Ukraine puis la Bosnie-Herzégovine. Contre ces derniers, il a même débloqué la situation et offert les trois points aux Bleus d'une magnifique tête, son 35e but en sélection.

Au-delà de l'aspect comptable, Antoine Griezmann pèse énormément sur le jeu de son équipe. Preuve de son énorme influence, le sélectionneur Didier Deschamps l'a installé au coeur de son système, en rôle de milieu offensif derrière l'attaquant de pointe : Olivier Giroud, Anthony Martial ou Kylian Mbappé. Il ne compte également pas ses efforts à l'image de plusieurs retours défensifs contre la Bosnie-Herzégovine qui montrent la voie à ses coéquipiers. Dernière statistique s'il en fallait, l'ancien de l'Atletico Madrid a joué mercredi soir son 46e match de suite sous le maillot  bleu.

• Ousmane Dembélé, Kingsley Coman et Thomas Lemar marquent des points

La concurrence est féroce dans le secteur offensif de l'équipe de France. Antoine Griezmann, Olivier Giroud, Kylian Mbappé sont évidemment intouchables. Sur les ailes, en revanche, plusieurs joueurs étaient particulièrement scrutés durant cette fenêtre internationale. Le premier se nomme Ousmane Dembélé. Le Barcelonais faisait son retour à Clairefontaine pour la première fois depuis novembre 2018, soit près de deux ans et demi. Pas de quoi l'impressionner, il a au contraire marqué les esprits...et un but. Il a mis les Bleus sur la voie du succès au Kazakhstan d'une frappe sèche du pied droit. C'est ainsi le seul buteur du rassemblement avec Antoine Griezmann.

Thomas Lemar aussi effectuait son retour chez les Bleus après une longue absence. Le Madrilène n'avait plus été appelé par Didier Deschamps depuis novembre 2019. Le sélectionneur lui a fait confiance en le titularisant à deux reprises : Kazakhstan et Bosnie-Herzégovine. Lors des deux rencontres, et surtout mercredi soir à Sarajevo, Lemar a servi quelques belles ouvertures. Il est notamment à l'initiative de l'unique but d'Antoine Griezmann en Bosnie-Herzégovine d'une sublime passe en profondeur de son pied faible, le droit.

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Kinglsey Coman n'a pas été en reste non plus. Contre l'Ukraine, face à un bloc bas et très regroupé, le joueur du Bayern Munich a été très remuant, a beaucoup percuté et provoqué. Il aurait même pu bénéficier d'un penalty. La comparaison avec son pendant sur le côté droit, Kylian Mbappé, a été nettement à son avantage, ce qui ne peut être que positif. Seulement entré en jeu pour le temps additionnel contre le Kazakhstan, Coman était de nouveau dans le onze de départ en Bosnie-Herzégovine. Il a été un peu moins en vue que face à l'Ukraine mais sa vitesse et son aisance peuvent être des forces quand l'équipe de France affronte une équipe placée aussi bas.

• Paul Pogba retrouve du rythme

En huit jours, Paul Pogba a joué davantage de matches sous le maillot tricolore qu'avec Manchester United en près de deux mois. Blessé début février contre Everton, le milieu de terrain n'avait retrouvé le terrain que mi-mars, en Ligue Europa, contre l'AC Milan, un mois et demi après sa blessure.

Avec l'équipe de France, Pogba a joué les trois rencontres avec un temps de jeu montant crescendo au fur et à mesure de la semaine. 28 minutes contre l'Ukraine, 58 au Kazakstan puis la rencontre dans son intégralité en Bosnie-Herzégovine. L'ancien Juventini n'avait ainsi pas joué 90 minutes depuis le 30 janvier. Sa capacité à casser les lignes a été importante, surtout aux côtés d'un Adrien Rabiot timoré. Il est notamment à l'avant-dernière passe sur l'ouverture du score d'Ousmane Dembélé contre le Kazakhstan. Face à la Bosnie-Herzégovine, il a été moins étincelant mais sa propension à se projeter rapidement reste primordiale. Il a surtout prouvé qu'il avait 90 minutes dans les jambes.

Paul Pogba avec Antoine Griezmann contre la Bosnie-Herzégovine.
Paul Pogba avec Antoine Griezmann contre la Bosnie-Herzégovine. © FRANCK FIFE / AFP

• Une défense pas assez mise à l'épreuve

La défense est encore en construction pour l'équipe de France. Raphaël Varane et Presnel Kimpembe, déjà présents à la Coupe du monde victorieuse en 2018, demeurent indispensables dans le groupe en prévision de l'Euro 2021. Derrière, en revanche, rien n'est joué. Clément Lenglet a été appelé par Didier Deschamps pour la continuité mais sa saison difficile pose question avec Barcelone. Kurt Zouma a aussi pu se montrer au Kazakhstan, une opposition cependant bien trop faible pour vraiment jauger de son apport.

Surtout, ce rassemblement coïncidait avec la phase de groupes de l'Euro espoirs, une compétition importante pour cette génération ultra-talentueuse. L'absence de Jules Koundé de la sélection A est davantage liée à son importance avec les espoirs et le Sévillan attend sa première sélection, peut-être pour l'Euro. Dayot Upamecano ne doit évidemment pas être écarté. Le néo-Munichois, à partir de la saison prochaine, s'est blessé pour une quinzaine de jours juste avant le rassemblement. Il figure également en bonne place dans l'esprit de Didier Deschamps.

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