Payet Matuidi joie
Dimitri Payet, touché par la grâce sous le maillot bleu, sera-t-il le guide de l'équipe de France lors des éliminatoires du Mondial-2022 ? | Grigoriy Sisoev / Sputnik

Les Bleus se tournent vers la Coupe du monde

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Sept semaines après la défaite en finale de l’Euro, l’équipe de France se retrouve à Clairefontaine pour préparer le début des qualifications pour le Mondial 2018. Entre blessures, méformes et retours, Didier Deschamps a retouché l’effectif sont il disposait pour l’Euro. C’est surtout en défense que le sélectionneur a apporté des changements. Attention, ça pourrait sentir la peinture fraîche !

"Je dois me projeter sur une Coupe du monde qui a lieu dans deux ans." Didier Deschamps ne peut pas être plus clair sur son plan et ses choix. Fort d’un Euro réussi malgré la déception finale, le sélectionneur des Bleus va s’appuyer sur un groupe qui a vécu une belle aventure et retoucher les quelques points à améliorer. Le chantier principal concerne la défense qui a connu bien des péripéties en juin dernier et notamment les couloirs. Sans le dire, Deschamps prépare l’après Patrice Evra, 35 ans, et une concurrence à Bacary Sagna, blessé. Des solutions existent sur les côtés avec l’apparition des latéraux droits Djibril Sidibé / Sébastien Corchia et la montée en puissance de Laywin Kurzawa, enfin titulaire au PSG. "Donner du temps de jeu" à Lucas Digne et Layvin Kurzawa est l’objectif du sélectionneur. La charnière centrale retrouve elle Raphaël Varane. Le Madrilène était un pilier de la défense au Mondial 2014. C’est logiquement qu’il revient avec en prime un probable brassard de capitaine à cause de l’absence de Hugo Lloris.

Dembélé arrive

Comme à son habitude, Deschamps ne fige pas son groupe et se laisse la possibilité de prendre des nouveaux ou rappeler des anciens. C’est aussi le cas en attaque avec les Lyonnais Lacazette et Fékir qu’une blessure va priver du rassemblement. Du coup, revoilà Kevin Gameiro, récompensé de ses prouesses avec Séville et transféré à l’Atlético Madrid cet été, et Ousmane Dembélé chez les A. Si on ajoute des états de forme assez variés dans toutes les lignes, ce retour au terrain n’est pas aussi tranquille que prévu. Le premier match en Italie jeudi revêt même une certaine importance. La rencontre est amicale mais il va falloir relancer la machine car quatre jours après les Bleus débuteront en Biélorussie leur campagne de qualification pour la Coupe du monde.

Quel système ?

Parmi les questions qui se posent, il y a celle du dispositif qui avait suscité tant de débats au début de l’Euro. Le 4-2-3-1 sera-t-il remis en place ? Il avait fait ses preuves et remporté l’adhésion des joueurs, à commencer par Griezmann, Giroud, Matuidi et Payet. Son utilisation va surement dépendre de l’état physique de ces quatre-là. Payet et Griezmann ne sont pas au mieux et Matuidi a peu joué. Quant à Sissoko, il est toujours à la recherche d’un club… « Je ne veux pas renier ça mais on est capable de jouer dans un autre système », avait précisé Deschamps jeudi dernier. Réponse sur la pelouse de Bari où la nouvelle Italie, soudée par le dramatique tremblement de terre qui a fait plus de 300 morts la semaine dernière, aura à cœur de donner un peu de plaisir à son peuple.