France Belgique joie diables rouges 062015
La joie des Diables Rouges au Stade de France | AFP

Les Bleus évitent la correction face à la Belgique

Publié le , modifié le

L'équipe de France s'est inclinée face à la Belgique (4-3), ce dimanche au Stade de France. Manquant de liant, trop approximative et opposée à une équipe belge à la fois technique et efficace, l'équipe de Didier Deschamps est restée longtemps sans solution lors de ce match amical, avant de réduire la marque en fin de partie. Il s'agit de la deuxième défaite tricolore depuis le début de l'année, après le revers subi face au Brésil en mars (1-3). Avant de partir en vacances, les Bleus joueront un dernier match, samedi prochain en Albanie.

Les conditions étaient idéales au Stade de France pour ce 73e match face aux Diables Rouges. Sans le moindre succès à domicile depuis 11 rencontres face à la Belgique, la France espérait bien mettre fin à cette triste série. Il faut en effet remonter au 1er juin 1947 pour trouver trace de la dernière victoire en amical en France face à nos chers voisins. Et les premières minutes n'inspiraient pas trop confiance, les Belges gardant le contrôle du ballon, et Hazard s'illustrant déjà sur une aile de pigeon. Les hommes de Didiers Deschamps commençaient à sortir de leur camp, profitant notamment de la qualité de centres de Trémoulinas pour provoquer le danger sur les cages de Courtois.

Mais alors que les Bleus poussaient, Fellaini ouvrait le score (17e, 1-0). Le grand milieu de terrain qui se trouvait en position de hors jeu, s'est retrouvé seul face à Lloris après avoir visiblement profité d'un contre d'un défenseur tricolore. Les très nombreux spectateurs belges exultaient et la France tentait de réagir par l'intermédiaire de Griezmann, mais les frappes du joueur de l'Atletico n'étaient pas cadrées. A la 25e minute, LLoris devait s'employer sur une tête piquée de Benteke, et Sagna dégageait en toute hâte pour éviter le deuxième but adverse. Hazard aurait pu se retrouver en face à face avec Llooris si Cabaye ne l'avait pas repris, non sans une petite faute qui méritait bien le jaune. Les Bleus pensaient avoir sauvé les meubles, mais avant de regagner les vestiaires, Fellaini, encore lui, trompait d'une tête le gardien tricolore sur un centre d'Alderweireld (2-0, 42e). 

Le deuxième but de Fellaini
Le deuxième but de Fellaini

Deux pénaltys en deux minutes

Conscient qu'il devait vite remettre ses joueurs sur les bons rails, Deschamps profitait de la pause pour changer de dispositif, Cabaye et Griezmann étant remplacés par Payet et Lacazette. Mais le sélectionneur n'imaginait sans doute pas voir la superbe frappe croisée de Nainggolan surprendre Lloris après seulement cinq minutes de jouées dans la deuxième période (3-0, 50e). Deux minutes plus tard, l'arbitre signalait une faute dans la surface de Lombaerts sur Giroud, alors que c'était visiblement l'attaquant français qui tenait son adversaire… Valbuena se chargeait de transformer ce pénalty imaginaire (3-1, 53e). Mais dans la minute suivante, Koscielny accrochait Witsel, et cette fois, l'arbitre signalait à juste titre le point de pénalty. Hazard trompait Lloris sur un contre pied (4-1, 55e).

Dépassés par la réussite belge, incapables de trouver les clés face à l'organisation adverse, la France semblait déboussolée. Pour ne rien arranger, Hazard assurait le spectacle. L'attaquant de Chelsea se jouait de la défense tricolore, et réalisait un joli coup du foulard dans la surface, le ballon rebondissait sur le dos de Koscielny et Lukaku qui venait d'entrer en jeu, envoyait un missile sur la barre. Le public belge ne boudait pas son plaisir, et n'hésitait pas à chambrer les Français en scandant un "on est chez nous" qui faisait grimacer Didier Deschamps. Seule note positive, Paul-George Ntep vivait sa première cap en Bleu en remplaçant Giroud à dix minutes de la fin, et permettait à la suite d'un une-deux à Fekir de réduire la marque (4-2, 88e). Dans la foulée, Payet inscrivait le troisième but des Bleus d'une frappe à l'entrée de la surface qui soulageait un peu le camp tricolore (4-3, 89e). Le score restait figé, et la Belgique, actuelle deuxième nation mondiale selon le classement Fifa, confirmait toute l'étendue de son talent. Cette défaite, la deuxième de l'année au Stade de France après celle subie contre le Brésil (1-3), n'est pas forcément très rassurante alors que se profile dans un an l'Euro 2016 dans l'hexagone.

Romain Bonte