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L'équipe de France féminine | AFP - JONATHAN NACKSTRAND

Les Bleues à une marche du quart

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La victoire en ouverture face à la Russie (3-1) a mis l'équipe de France féminine sur de bons rails dans l'Euro 2013. Face à l'Espagne, vainqueur surprise de l'Angleterre 3-2 dans l'autre match du groupe C, les Bleues devront se méfier. Car l'adversaire qui s'annonce est joueur et l'une comme l'autre équipe sera automatiquement qualifiée pour les quarts de finale en cas de succès. Une belle opportunité pour les Espagnoles, mais une obligation pour les Bleues.

Que sait-on de ces Espagnoles? Qu'elles "attaquent, jouent, mettent du mouvement, de la vivacité et de la technique", selon Laura Georges, défenseur central des Tricolores. Des caractéristiques qui rappellent celles des garçons. Pour l'instant, les filles ibériques n'ont pas le même succès, mais leur victoire 3-2 contre l'Angleterre incite à la prudence. "Elles sont embêtantes à jouer. La 9, Veronica Boquete (buteur contre l'Angleterre, ndlr), est une très bonne joueuse et Adriana est dangereuse aussi. Ca joue pas mal", a expliqué Bini dimanche matin. Malgré un bilan très favorable aux Bleues, jamais battues par l'Espagne  (six victoires et trois nuls), les joueuses se méfient donc d'une équipe qu'à  l'exception de la capitaine Sandrine Soubeyrand, elles n'ont jamais affrontée. Avec le format de cet Euro qui envoie les deux meilleurs troisièmes de poule en quarts de finale, les Française sont en fait déjà tout près de la  qualification après leur victoire initiale contre la Russie (3-1). Un deuxième succès lundi à Norrköping leur permettrait à coup sûr de valider leur billet, mais il serait surtout important dans la perspective d'obtenir la première place du groupe C, objectif annoncé des joueuses et du staff.

Fatigue et -20 ans

Si la vivacité des joueuses offensives espagnoles peut inquiéter les Bleues, elles savent aussi à la faveur des séances vidéos effectuées que la défense n'est pas le point fort de cette Roja. "Elles savent jouer au ballon, comme les garçons, sauf que contrairement à  eux, elles n'ont pas deux mastocs derrière", a indiqué Laura Georges. Une manière comme une autre de pointer les largesses d'une défense qui a encaissé 14 buts lors des éliminatoires de cet Euro quand la France n'en a pris que 2. Avec une attaque retrouvée, les inquiétudes des Françaises se sont déplacées sur l'état physique. Les joueuses sont fatiguées par une longue saison, une préparation corsée et un premier match usant en dépit du résultat. "Ca a été dur. La chaleur et le stress ont aussi pompé de l'énergie. Mais on a bien récupéré avec un protocole adapté. Après le match, ça a été vélo et footing, et une alimentation adaptée. Et puis samedi, on a fait piscine et soins", a-t-elle raconté. Avant de vibrer devant l'exploit des U20. De quoi donner des idées. "Ca fait plaisir. On a envie  de vivre les mêmes émotions", a conclu Georges.