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Les Bleus se congratulent, ils ont réussi leur année | AFP - FRANCK FIFE

Les 10 dates qui ont fait grandir les Bleus

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L’équipe de France a terminé son année 2014 par une petite victoire contre la Suède (1-0) au Vélodrome. Ce 19 novembre 2014, cela fait un an que les Bleus ont renversé l’Ukraine au Stade de France (3-0) et se sont offert leur billet pour le Mondial. C’est le match qui a tout changé et qui a fait grandir l’équipe de France. Retour en 10 dates sur cette année riche en émotions, où certains se sont révélés, d’autres sont partis.

19 novembre 2013 : la France se qualifie pour la Coupe du monde

La joie des joueurs français après leur qualification pour le Mondial contre l'Ukraine
La joie des joueurs français après leur qualification pour le Mondial contre l'Ukraine

Quatre jours plus tôt, les Bleus sont au fond du trou après leur défaite en Ukraine (2-0). Mais en quatre jours, tout va changer. L’état d’esprit d’abord, les hommes ensuite. Didier Deschamps, Noël Le Graët, Patrice Evra, Franck Ribéry ou Mamadou Sakho, tour à tour, tous trouvent les mots pour remobiliser l’équipe. Les joueurs se muent en guerriers. Le premier d’entre eux, Mamadou Sakho, guide les Bleus vers la qualification en inscrivant un doublé. Le triangle du milieu Cabaye-Pogba-Matuidi est étincelant. Karim Benzema, de nouveau titulaire après quatre matches sur le banc, retrouve le chemin des filets. Une victoire 3-0, un score mythique dans un Stade de France qui ne demandait qu’à s’enflammer. Et qui chantera à l’unisson avec les joueurs une Marseillaise qui sonne le début du renouveau de la flamme entre les Bleus et leur public. Une victoire qui marque le début d’une renaissance.

5 mars 2014 : Victoire contre les Pays-Bas, les Bleus prennent confiance

Quatre mois après l’Ukraine, Saint-Denis retrouve ses Bleus. Qui ne trépassent pas, ni ne faiblissent face aux Pays-Bas. Les hommes de Didier Deschamps s’imposent 2-0 et confirment que le succès contre l’Ukraine leurs a donné confiance. Neuf des onze joueurs de l’exploit sont reconduits. Karim Benzema marque à nouveau, Blaise Matuidi inscrit un but "zlatanesque" et un petit nouveau fait son apparition : Antoine Griezmann. L’ailier qui évolue alors à la Real Sociedad connaît sa première sélection sur l’aile gauche en lieu et place d’un Ribéry ménagé. Suspendu suite à la virée nocturne des Espoirs, le gaucher montre le bout de son nez face aux Bataves. S’il n’est pas décisif, sa prestation laisse présager de belles choses et déjà l’entente avec Benzema est prometteuse.

13 mai 2014 : les 23 choisis par Deschamps

La liste des 23 tombe le 13 mai au journal de 20h de TF1. Deschamps a tranché dans le vif : pas de Samir Nasri qui ne colle pas à l’état d’esprit du groupe, pas d’Eric Abidal sur la jante depuis de longs mois. Cette mise à l’écart vaudra à Deschamps des insultes sur les réseaux sociaux de la part de la petite amie du joueur de Manchester City. Lucas Digne sera la doublure de Patrice Evra, Antoine Griezmann accompagnera les Bleus aussi. 2014 c’est déjà 2016 et l’Euro en France. Deschamps privilégie le collectif plutôt que les personnalités, une manière de définitivement tourné le dos aux fantômes du passé. En plus des 23, sept réservistes sont là. Le grand public découvre notamment des nouveaux noms dont celui de Morgan Schneiderlin.

6 juin 2014 : Ribéry déclare forfait pour le Mondial

Franck Ribéry et son sélectionneur Didier Deschamps
Franck Ribéry et son sélectionneur Didier Deschamps

Son cas a tenu en haleine la France du football pendant deux semaines. Lui, c'est Franck Ribéry. De l’annonce de la liste des 23 à son forfait, inéluctable, annoncé le 6 juin, une semaine avant le début du Mondial. "Dans l’incapacité de pouvoir s’entraîner", le joueur du Bayern Munich est obligé de déclarer forfait. A sa plus grande tristesse et celle de ses coéquipiers qui savent qu’ils perdent un joueur de classe mondiale et important dans la vie du groupe. Toutefois, cette absence ne se révélera pas si grave que cela au fil du temps, les Bleus apprenant à faire sans lui et à grandir sans celui qui pouvait apparaître comme un grand frère. Son absence va permettre aux autres de prendre plus facilement leurs responsabilités.

21 juin 2014 : le match de la Coupe du monde (5-2 contre la Suisse)

Les Bleus ont parfaitement entamé la compétition avec leur succès 3-0 contre le Honduras. Mais dans un groupe à leur portée, le vrai rendez-vous a lieu au deuxième match, contre la Suisse. Alors sixième nation mondiale, les Helvètes n’ont perdu qu’un match en deux ans. Contre les Bleus, ils vont prendre l’eau. Les hommes de Deschamps sont irréels pendant 73 minutes, mènent 5-0 et pourraient inscrire 4 ou 5 buts de plus. Benzema manque un penalty et se fait refuser un but à la dernière seconde. Le relâchement des dernières minutes vient à peine ternir l’impression de puissance dégagée par les Bleus. Ils viennent de signer le match-référence qu’ils attendaient et peut-être le match du premier tour, voire du Mondial.

4 juillet 2014 : L’élimination en quarts contre l’Allemagne (1-0)

La qualification de longue lutte face au Nigéria (2-0 but de Pogba et Griezmann) pour les quarts de finale place les Bleus devant le gros test qu’ils attendent. L’Allemagne de Joachim Löw, nation majeure du football mondial de ces dernières années. Après l’enthousiasme du premier tour, cette rencontre est plus dans la lignée du 8e de finale : fermée et tendue. Les Bleus encaissent un but sur coup de pied arrêté (Mats Hummels, plus filou que Raphaël Varane) et buteront sans relâche sur une défense bien regroupée et un Manuel Neuer en mode muraille. L’Allemagne a sonné la fin de l’aventure, les Bleus tombent contre les futurs champions du monde. Leur seule défaite de l’année. La plus cruelle aussi. Car les Bleus doivent encore avoir aujourd’hui ce petit sentiment qui leurs fait dire que l’exploit était possible.

13 août 2014 : Ribéry prend sa retraite internationale

L'ailier français Franck Ribéry
L'ailier français Franck Ribéry

Les Bleus profitent du rab’ de vacances bienvenu offert par leurs clubs. Franck Ribéry, lui, clôt son histoire avec l’équipe de France. En plein mois d’août, dans les colonnes de Kicker. Une retraite surprise qui émeut peu. Surtout dans l’hexagone. Les Bleus ont été bons et convaincants sans lui au Brésil. Les Bleus n’ont plus besoin de lui. D’autant qu’Antoine Griezmann a confirmé ses belles promesses au Mondial. Franck Ribéry paye son image trouble en France par les affaires (Knysna et Zahia). Le désamour avec le public français était peut-être plus profond qu’on ne le pense. Deschamps perd un leader sur le terrain et en dehors, mais ne fait pas tout pour le garder. Récemment encore, il assurait vouloir lui "laisser du temps". Le sélectionneur sait qu’un retour de "Kaiser Franck" pourrait freiner les émancipations d’Antoine Griezmann et l’éclosion définitive des Rémy, Payet, Lacazette ou autres Cabella. Avec sa retraite, ajoutée à celle de Nasri et d’Abidal, une page s’est tournée chez les Bleus.

4 septembre 2014 : victoire de prestige 1-0 contre l’Espagne au Stade de France

Mars 2013, l’équipe de France perd 1-0 contre l’Espagne un match qui la dirige droit vers les barrages pour le Mondial. Presque un an et demi plus tard, les Bleus retrouvent une Roja en phase de reconstruction après son Mondial raté. Ils s’imposent 1-0 sur un but de Loïc Rémy. Un succès de prestige pour la rentrée qui prouve que les Bleus sont entrés dans une autre dimension après le Mondial. La courte défaite contre l’Allemagne et leur parcours au Brésil les ont décomplexés. Ils savent qu’ils sont de taille à lutter contre les grandes nations. Ils confirmeront le mois suivant contre le Portugal de Cristiano Ronaldo (2-1).

14 octobre 2014 : premier brassard de capitaine pour Raphaël Varane contre l’Arménie

Le défenseur français Raphaël Varane
Le défenseur français Raphaël Varane

Arménie-France, rencontre amicale pour les Bleus au cœur de l’automne. Un match nul sans histoire (1-1) si ce n’est celle que continue d’écrire Raphaël Varane. Le défenseur du Real Madrid, 21 ans, hérite du brassard suite à la sortie de Blaise Matuidi à la mi-temps. Une nouvelle étape pour ce joueur décidément précoce qui avait connu sa première sélection le 22 mars 2013 contre la Géorgie. En 2014, il a pris part à 13 des 15 rencontres qu’ont disputées les Bleus. Ce brassard, il l’a endossé comme tout ce qu’il fait, avec aisance et certitudes. Il en appelle sûrement d’autres. Il est plus que jamais le pilier sur lequel Didier Deschamps entend construire sa défense. Preuve que le natif de Lens avale les étapes comme d’autres les bonbons, il a parfaitement géré son premier capitanat en tant que titulaire contre la Suède. Il a même offert la victoire aux Bleus d’une superbe tête, son premier but en 17 sélections. Certains y verront un symbole, Deschamps, lui, n’y a vu que la confirmation d’un potentiel énorme et déjà tellement bénéfique pour les Bleus.

18 novembre 2014 : Une petite victoire pour une belle année

Le rideau est tombé sur 2014 pour les Bleus. Sur une victoire étriquée mais bonne pour le moral contre la Suède au Stade Vélodrome. L’équipe de France termine cette année de Mondial avec une seule défaite, contre les champions du monde. Du Stade de France, un soir de novembre 2013, au Vélodrome mardi soir, les Bleus ont fait du chemin. Didier Deschamps a assis son autorité sur un groupe qui "vit bien", du monde a été laissé sur le bord de la route (Ribéry, Abidal, Nasri, Evra), certains se sont imposés (Varane, Pogba, Griezmann) et Benzema a confirmé se pose en atout offensif numéro 1 (8 buts en 13 matches en un an). Les Bleus ont même terminé avec un beau total de 34 buts en 14 rencontres. Mais pour l’attaquant madrilène, comme pour les Bleus, il faudra montrer dans un peu moins de deux ans désormais qu’ils ont suffisamment grandit pour se poser comme des potentiels vainqueurs de l’Euro 2016.