Noel Le Graet 18/05/2011
Noel Le Graet annonce sa candidature à la présidence de la FFF (18/05/2011). | AFP PHOTO / CYRIL FOLLIOT

Le Graët: "être performant très rapidement"

Publié le , modifié le

Elu samedi président de la Fédération française de football, Noël Le Graët a promis que son Comité exécutif serait "performant très rapidement" et a fixé comme priorité de "présenter une DTN en ordre de marche".

Qu'est-ce qui vous a marqué pendant cette campagne ?
"Je suis parti avec beaucoup de conviction et j'ai pris beaucoup de plaisir. J'ai fait un quasi tour de France avec des discussions très constructives. Si j'étais resté à Paris, je n'aurais pas gagné. Après, il ne faut pas être fragile. Les concurrents essaient de trouver des arguments contre vous, c'est normal."

Vous ne sembliez pas favori...
"Quand on regarde les chiffres, on voit que le football pro a été exemplaire. Et je suis ravi du soutien des amateurs. Et puis j'avais une très belle liste."

Est-ce votre victoire ou une sanction contre Fernand Duchaussoy ?

"Il faut rappeler que c'est la réforme qui a permis ce scrutin. Se présenter, c'est courageux. Les électeurs choisissent, c'est ça la démocratie. Ca a été positif pour moi mais j'ai une pensée pour Fernand."

Que faire pour rapprocher professionnels et amateurs ?
"Ils sont plus unis qu'on le croit. Ce sont deux mondes qui doivent travailler ensemble, qui ont des objectifs communs. Ils ont tout intérêt à se donner la main."

Vous avez beaucoup parlé de l'outremer. Etait-ce une façon de solder l'affaire des quotas ?
"Je suis à titre personnel très attaché à l'outremer. Ce n'était pas un message que je voulais faire passer. En ce qui concerne la question des bi-nationaux, j'ai dit que la double nationalité était importante pour la culture de notre foot."

Qu'allez-vous faire cette semaine ?
"Ce soir, je vais rentrer à Guingamp et passer la soirée avec des copains et des dirigeants de mon club. Ensuite, j'ai rendez-vous mardi à Paris pour travailler avec le directeur général. L'exécutif est en place et il sera performant très rapidement. Il y a aussi une passation de pouvoirs à faire. Il y a des dossiers en cours et je vais passer un coup de fil à Fernand pour que ça se passe de façon courtoise."

Vous allez abandonner la présidence de votre club...
"Oui, mais je vais rester habiter à Guingamp. J'avais prévu de quitter le club en 2012, ça se fera un an plus tôt que prévu."

Les sponsors sont inquiets de l'image du football...

"Ils sont très heureux de travailler avec nous. Ces histoires d'inquiétude, ce sont des propos de campagne qui auraient pu nous affaiblir. Mais bien sûr ils ne veulent pas qu'on parle tout le temps de la fédération en mal. Je vais les voir très rapidement, on va bâtir ensemble de beaux projets."

Votre discours devant l'assemblée a porté...

"Mais j'étais très confiant avant l'assemblée. Et ça m'a beaucoup motivé de lire la presse."

Allez-vous appeler Laurent Blanc ?
"On va se rencontrer au plus tôt. Je lui fais une confiance totale, il réussit un parcours exceptionnel dans des conditions très difficiles. C'est un homme qui a beaucoup de talent, je suis sûr qu'on va se qualifier."

Que peut-on faire en 18 mois ?
"On peut marquer son territoire. Il va se passer des choses. Ensuite les gens décideront à nouveau pour une période importante qui ira jusqu'à l'Euro. Et la fédération sera mieux portante économiquement."

Quelles vont-être vos premières grandes décisions ?
"La priorité absolue, c'est que Joël Muller se mette au travail pour rencontrer nos entraîneurs nationaux, définir un plan de travail et présenter une DTN en ordre de marche."

Cela signifie que François Blaquart va quitter son poste ?
"Il faut discuter, tenir compte des informations que l'on va avoir. Ce sera peut-être lui, ou peut-être pas. J'attends un compte-rendu de Muller au 15 septembre."

Les quatre premiers membres de la liste vont-ils être indemnisés ?
"Pour ma part, je reste bénévole. On a effectivement la possibilité de dédommager trois personnes. La décision sera prise rapidement."

AFP