Ben Arfa et Samir Nasri
Nasri et Ben Arfa vont devoir s'expliquer | © AFP - Franck Fife

La commission de discipline réunie le 27

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Les quatre joueurs de l'équipe de France au comportement controversé durant l'Euro-2012 ( Samir Nasri, Hatem Ben Arfa, Jérémy Ménez et Yann Mvila devraient être reçus par la commission de discipline de la Fédération (FFF) le 27 juillet. Ils seront entendus et peut-être sanctionnés pour ce qui est qualifié de "faits et gestes ayant nui à l'image des Bleus".

"Le 27  c'est ce qui se se préfigure, selon une sources proche du dossier. Les uns et les autres ont porté atteinte à ce que doit être un joueur de l'équipe de France, l'attachement au maillot, au coq. Le comportement est le lien commun entre les quatre, mais à des degrés complètement différents. Il y a des griefs, et la commission fera le tri".   

Samir Nasri est sans doute le joueur qui risque le plus, après avoir lancé un "ferme ta gueule!" en célébrant son égalisation face à l'Angleterre (1-1), à destination du journal L'Equipe, puis en ayant copieusement insulté un journaliste de l'AFP à l'issue du quart de finale Espagne-France. Même s'il a tenté de désamorcer les choses dans un Tweet où il disait "aimer l'équipe de France", le milieu de Manchester City a concentré les critiques dans un groupe où depuis déjà plusieurs années, les erreurs de comportement ont été montrées du doigt. Ben Arfa est convoqué pour sa courte altercation avec le sélectionneur Laurent Blanc dans le vestiaire à l'issue de France-Suède. Il est reproché deux actes à Ménez, effectués face à l'Espagne: avoir rembarré son capitaine Hugo Lloris, même si ce dernier l'a ensuite dédouané, et avoir insulté l'arbitre (qui l'a sanctionné d'un carton jaune).Mvila, enfin, est coupable d'avoir regagné sa place sur le banc sans avoir serré la main de son entraîneur ni de son remplaçant, Olivier Giroud. Il s'en est depuis expliqué et a présenté ses excuses.

C'est sans doute une façon de "purger" les résidus de l'Euro. Mais jusqu'où peut aller la sanction et n'aura-t-elle ou non qu'une valeur symbolique ? Ne serait-il pas plus simple pour le nouveau sélectionneur de ne pas convoquer les joueurs qui posent problème sans avoir à justifier ses choix ? La commission de discipline va donc devoir trancher sur les suites à donner à des différents dossiers, à propos desquels les griefs ne sont pas de la même ampleur.