Benzema Valbuena France
Mathieu Valbuena sous la coupe de Karim Benzema en équipe de France | FRANCK FIFE / AFP

Karim Benzema reconnait avoir servi d'intermédiaire dans l'affaire Valbuena

Publié le , modifié le

Karim Benzema a reconnu en garde à vue la semaine dernière qu'il devait "servir d'intermédiaire" entre son ami Karim Zenati et Mathieu Valbuena dans l'affaire du chantage à la sextape, ont confirmé des sources proches de l'enquête à l'AFP.

"Je devais servir d'intermédiaire et faciliter la mise en rapport entre Mathieu (Valbuena) et Karim Zenati", a expliqué l'attaquant du Real Madrid, entendu 24 heures le 5 novembre par la police judiciaire de Versailles. "Je suis embarrassé par rapport à mon ami Karim Zenati, parce que quand il est sorti de prison et même quand il était dedans, je me suis occupé de lui. Nous sommes vraiment très proches", a également assuré Benzema.

"Je suis con quand je vois tout ça"

Après avoir dans un premier temps nié tout rôle, la star des Bleus revient sur ses premières déclarations lors de sa troisième audition au cours de cette garde à vue, selon ces sources. Le site 20 minutes retranscrit le contenu d'une conversation téléphonique le 6 octobre avec Zenati dans laquelle Benzema, sur un ton parfois moqueur, relate son entretien la veille avec son coéquipier à Clairefontaine en marge du rassemblement des Bleus. "J'ai bien eu une conversation avec Zenati, sur la manière d'aborder le sujet avec Mathieu Valbuena", affirme Benzema.

"J'ai confiance en Zenati"

Interrogé sur la question de Zenati lui demandant si Valbuena "va rien lâcher", Benzema dit l'avoir "interprété comme le fait que Mathieu (lui) avait dit qu'il ne paierait pas". "Que Karim Zenati bénéfice de quelque chose derrière c'était pas mon but, j'y ai pas pensé, je suis choqué, franchement, je suis con quand je vois tout ça", explique-t-il aux policiers, affirmant avoir agi "sans arrière-pensée".

"Parce que Zenati c'est quelqu'un de sérieux et quelqu'un en qui j'ai confiance", plaide Benzema sans avoir un mot de compassion au cours de cette audition pour Valbuena. S'il l'a traité de "tarlouze" dans une conversation téléphonique interceptée par la police, c'est parce qu'il était "remonté" de voir son nom cité dans la presse, pensant que Valbuena l'"avait balancé".