Public sur la pelouse du Stade de France 13 novembre 2015
13 novembre 2015. 23h00. À la fin du match, le public du Stade de France est prié de rester en sécurité dans l'enceinte. La pelouse est alors envahie. | FRANCK FIFE / AFP

France-Suède : le 13 novembre à jamais dans les mémoires

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Il y a un an, presque jour pour jour, la France était alors victime d’une des plus grosses attaques terroristes jamais survenues sur son sol. Le Stade de France à Saint-Denis, qui accueillait le match amical entre la France et l’Allemagne le 13 novembre 2015, fut le théâtre du premier attentat de la soirée, qui allait en précéder toute une série en plein cœur de la Capitale. Une fête du football qui avait tourné au cauchemar puisque pas moins de 130 personnes ont trouvé la mort sous les explosions ou les feux des terroristes. Comme l’a souligné le capitaine tricolore, Hugo Lloris, hier en conférence de presse, « personne ne l’a oublié ».

Tout le monde se souviendra de ce 13 novembre 2015. Tout le monde se rappelle où il était à ce moment-là. Ces images où l’on peut apercevoir Patrice Evra, ballon au pied et surpris par une détonation, auront fait le tour du monde. Sur le moment, personne dans le stade ou sur la pelouse ne s’en rend compte. La France est alors frappée en plein cœur.

Les opérateurs préférant couper leurs réseaux aux alentours du Stade de France pour éviter un mouvement de panique, les 80 000 spectateurs ainsi que les joueurs et le staff des deux sélections ne savent pas que trois kamikazes se sont fait exploser aux abords de l’enceinte. Le Portugais Manuel Dias est alors la première des 130 victimes de cette nuit d’horreur.

"Personne ne l'a oublié"

En conférence de presse d’avant-match, le capitaine des Bleus, Hugo Lloris, est évidemment revenu sur cette terrible soirée : « Quelque part, nous sommes liés par rapport à ce drame, nous, et d'ailleurs vous aussi (NDLR : les journalistes) puisque vous étiez ici […] Personne ne l’a oublié. C'est un événement tragique mais il faut toujours regarder devant et essayer de tourner la page, même si cet événement aura marqué nos mémoires certainement à vie. » Certains joueurs d’ailleurs, le seront plus que d’autres…

Lassana Diarra, qui jouait ce soir-là, a notamment perdu une cousine, Asta Diakite, alors tombée sous les balles des terroristes rue Bichat, dans le Xe arrondissement de Paris. La sœur d’Antoine Griezmann, présente au Bataclan, avait pour sa part réussi à sortir saine et sauve du massacre qui avait causé 90 morts dans la célèbre salle parisienne.

Une soirée d'hommages

Ce soir, avant le coup d’envoi du match opposant la France à la Suède pour le compte des éliminatoires du Mondial 2018, des hommages aux victimes sont évidemment prévus tandis qu'un dispositif de sécurité important sera déployé avec pas moins de 1200 stadiers et 400 représentants des forces de l'ordre. Une minute de silence sera observée et une plaque commémorative en l’honneur de Manuel Dias, décédé aux abords du stade, sera dévoilée devant l’enceinte du Stade de France, à guichets fermés et en compagnie du président de la République, François Hollande. Une soirée forte en émotions est donc attendue…

Ne ratez pas Stade 2 ce dimanche à partir de 16h30 sur francetvsport.fr ou France 2 : un reportage d'Arnaud Mattéoli sur "l'après 13 novembre" dans lequel les stadiers présents le soir des attentats ont fait part de leurs témoignages.