portrait duchaussoy FFF 2010
Fernand Duchaussoy | AFP - GUAY

Duchaussoy a failli démissionner

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A peine trois mois après avoir endossé les fonctions de président intérimaire de la Fédération française de football, Fernand Duchaussoy est loin de faire l'unanimité. Sa gestion est ouvertement mise en cause. Mais pour un tel poste, les candidats sont toujours très nombreux... Et toutes ces critiques ont même failli pousser Duchaussoy à la démission.

La politique mise en place en trois mois par Duchaussoy fait grincer des dents. Depuis le 23 juillet dernier, le président intérimaire a décidé de prendre les choses en main, mais seul. Il a ainsi fait appel à de nombreux cabinets extérieurs et pourrait même s'attacher les services d'un chef de cabinet. Autant dire, une vraie révolution à la Fédération française de football qui a toujours privilégié les solutions internes. Et la démarche du successeur de Jean-Pierre Escalettes coûte cher à la Fédé. Ainsi, tous ces précieux conseils (pour gérer notamment sa communication) glanés auprès de deux cabinets de consultants, auraient coûté la modique somme de 25.000 euros à la FFF... Premier à mener la fronde, le trésorier de la plus haute instance du football français, Bernard Desumer. Ce dernier était également pressenti pour occuper les fonctions de président.

Et devant cette levée de boucliers, et surtout suite aux quelques informations parues dans la presse, Fernand Duchaussoy, 67 ans, a indiqué dans L'Equipe qu'il avait pensé rendre son tablier. "Je continue ma route, pour l’instant, même si je ne prends pas de plaisir, a-t-il lancé. Je suis déterminé. Je fais cela aussi pour le football amateur qui est en grande difficulté." En faisant une sorte de mea culpa, Duchaussoy semble caresser l'espoir de pouvoir rester en poste. "J'accepte les critiques, a-t-il dit. Je reconnais que je suis passé à travers pour un certain nombre de choses, mais, là, l'attaque est frontale et virulente. Ce procès est trop dur par rapport à la réalité." Si les résultats des Tricolores ont redonné une peu de dignité à la Maison bleue, celle-ci reste plus que jamais en chantier...

Romain Bonte