Laurent Blanc
Laurent Blanc, le sélectionneur de l'équipe de France | AFP - BERTRAND GUAY

Blanc: "On n'a pas peur de la Bosnie"

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Le sélectionneur de l'équipe de France Laurent Blanc a déclaré, ce lundi, en conférence de presse, avoir du respect pour la Bosnie mais ne pas avoir "peur" avant d'aborder la "finale" de la poule D des qualifications de l'Euro-2012 avec en jeu un ticket direct pour la phase finale, mardi au stade de France.

Songez-vous à une éventuelle défaite ?
"Apparemment, vous y avez songé plus que moi."

Allez-vous utiliser la même tactique qu'au match aller, gagné 2-0 en Bosnie ?
"Je serai tenté de répondre oui. On avait sorti un gros match défensivement, dans le pressing, dans l'utilisation du ballon. Les Bosniens ne s'étaient quasiment pas créés d'occasions. Si on pouvait renouveler cette performance, ce serait une très très bonne chose mais il faudra le faire avec d'autres joueurs."

Les joueurs qui étaient présents à Sarajevo en septembre 2010 partent-ils avec une longueur d'avance ?
"Non, les choses ont évolué, en positif et en négatif. Il y a des joueurs qui ont changé de club à l'intersaison. Le groupe qui sera apte à jouer demain sera très différent de celui présent en Bosnie. Il faudra avoir la même mentalité, la même envie mais la composition d'équipe sera différente."

Hugo Lloris sera capitaine ?
"Oui."

Vous tenez votre capitaine ?
"Hugo le fait d'une manière naturelle, il n'est pas très expansif mais il fait partie des joueurs qui peuvent prendre de l'importance dans le groupe. Les choses ont bien avancé à ce sujet, je vous en dirai plus dans quelques temps. Je donnerai cinq noms qui seront un peu le comité des sages, qui seront importants dans le groupe. Il y aura deux noms pour le capitaine et cinq noms pour le groupe des sages."

Quel est votre discours pour motiver les joueurs ?
"Au niveau de la motivation, c'est la chose la plus facile. La motivation est naturelle, les garçons veulent aller au Championnat d'Europe. Ils savent que c'est un match décisif. Donc on ne s'y attarde pas, elle est là, elle est présente."

Que redoutez-vous chez les Bosniens ?
"Il y a des joueurs de qualité. On pressentait que c'était l'équipe la plus forte avec l'équipe de France. Il y a des joueurs qui jouent dans de grands clubs européens, voilà ce que je crains. On a beaucoup de respect pour la Bosnie mais on n'en a pas peur. On va bien se préparer mais en ayant une motivation pour gagner le match. Comme d'habitude dans la préparation de chaque match. 0-0 est un score qui nous est favorable mais après il y a 90 minutes à jouer. J'espère que malgré l'enjeu, c'est celui qui fera le plus de jeu qui gagnera. Gérer un match comme ça, jouer défensivement, n'est pas ma philosophie. Ce serait une erreur de notre part."

Y a-t-il une atmosphère de finale ?
"Oui. C'est une finale mais ce n'est pas une vraie finale parce qu'il y a un rattrapage. Il y a une atmosphère de finale mais il y a un filet."

Malgré les blessures et les changements incessants en défense, vous avez la 2e meilleure défense des qualifications derrière l'Italie. Qu'en pensez-vous ?
"Cela me fait plaisir mais ça ne m'étonne pas d'être derrière les Italiens. C'est une bonne surprise mais une défense performante doit être habituée à jouer ensemble. J'espère qu'après, on aura l'occasion d'installer une défense pour travailler les automatismes et trouver des affinités. On avait commencé à les trouver mais malheureusement à cause des blessures on n'a pas réussi à continuer ce travail qui est important pour le collectif."

AFP