Bruno Bini visage Mondial 2011
Le sélectionneur de l'équipe de France féminine, Bruno Bini | AFP - Johannes Eisele

Bini : "Ca fait du bien à la tête"

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Le sélectionneur de l'équipe de France féminine Bruno Bini , interrogé lundi par l'AFP, a tiré un bilan très positif d'une tournée aux Antilles marquée par des victoires contre l'Uruguay (8-0) et le Mexique (5-0) mais surtout un accueil "exceptionnel", qui "fait du bien à la tête".

Q: Quel bilan faites-vous de cette tournée aux Antilles ?
R: "Ca a été sensationnel. On a eu un accueil exceptionnel de la part des Antilles, qui nous ont reçus comme une vraie équipe de France. Il y a eu beaucoup de chaleur et de générosité. Tout ça fait du bien à la tête et crée du lien. En ce qui concerne les matches, on savait que l'Uruguay était une équipe jeune, mais il faut marquer les buts. Quant au Mexique, c'est une équipe qui était au Mondial et qui a battu les Etats-Unis l'année dernière. On a fait contre elle une première période de très grande qualité. Au total, on a pu tester différentes formules derrière et sur les côtés, c'est très positif. Et pour les filles, ça a été enchanteur. Les trois Antillaises (Laura Georges, Wendie Renard et Elodie Thomis, ndlr) étaient très, très fières de montrer leurs îles aux autres."

Q: Est-ce que depuis le Mondial, cette équipe a progressé ?
R: "On avance, mais on n'est plus sur le même registre. Le Mondial nous a fait gagner en confiance et en expérience, même si c'est l'expérience qui nous a manqué. Les filles ont plus de maturité et elles abordent chaque match comme un match de Coupe du monde, dans le sérieux et dans la préparation."

Q: Il y a un noyau dur de Mondialistes qui semble très solide. Le groupe est-il ouvert ?
R: "Contre Israël (en qualification de l'Euro-2013), les jeunes Rubio, Gadea et Catala, qui n'étaient pas en Allemagne, ont fait une bonne entrée. Il y a aussi des filles qui étaient au Mondial qui peuvent revenir, et si des talents émergent, elles auront leur place. Les autres savent que rien n'est acquis et ça met tout le monde en alerte. D'autant qu'aux JO, je ne peux emmener que 18 filles. Je constate aussi que j'ai de moins en moins de problème à faire un groupe quand il y a une ou deux blessées. Il y a une base plus large au très haut niveau."

Q: Qui allez-vous affronter en amical en février ?

R: "On a demandé à toutes les nations qui sont devant nous au classement Fifa. Ca discute. D'ici-là, je vais voir des matches, aller dans les ligues et les districts, être le VRP de cette équipe féminine. Je travaille en confiance avec le président Le Graët. On se sent soutenu, je crois qu'il est content de notre jeu et de notre image."

Q: Vous avez été l'objet d'un article critique dans le Journal du Dimanche...
R: "Je ne peux rien faire contre ça. La première réponse, la mienne et celle de la FFF, pourrait être d'ordre judiciaire car il y a des propos diffamatoires. Il y a des mots qui sont graves et des gens qui sont allés trop loin. J'attends de rentrer en France et de prendre conseil. La deuxième réponse a été donnée par les joueuses, parce que pour une équipe soit disant +désunie+ et +sans projet de jeu+, je crois que c'était pas mal."

AFP