Philippe Bergeroo
L'entraîneur français Philippe Bergeroo | AFP - BORIS HORVAT

Bergeroo veut faire briller les Bleues

Publié le , modifié le

Philippe Bergeroo, qui effectue ses débuts avec les Bleues, vendredi (20h45) à Bondoufle (Essonne) en amical, a déclaré à l'AFP que son objectif était de "ramener quelque chose" pour effacer les déceptions des derniers tournois.

Qu'attendez-vous de ce premier match avec les Bleues ?
P.B: "Le but est de faire une revue d'effectif. C'est le premier match de la saison et il est évident que les filles ne sont pas au même niveau physique. Je ferai certainement tourner pour voir un peu tout le monde. Ce sera une bonne préparation en vue du Kazakhstan (NDLR: qualifications du Mondial-2015) car la République tchèque joue à dix derrière et part en contre rapidement. Ce sera une bonne répétition."
   
Vous avez décidé de faire confiance au groupe dirigé par Bruno Bini. Pourquoi? Comment s'est déroulée votre première prise de contact avec vos joueuses ?
P.B: "Ça se passe très bien. J'ai repris le même groupe car il n'a pas démérité. Mais j'ai aussi profité des premiers jours de rassemblement à Clairefontaine pour voir quelques joueuses de l'équipe des moins de 19 ans, récemment sacrée championne d'Europe."
   
Y a-t-il une chance de voir rapidement certaines joueuses de cette génération intégrer la grande équipe de France ?
P.B: "Ma mission, c'est d'abord le présent mais il faut penser à l'avenir, même si je n'ai qu'un contrat de deux ans. Derrière, il y a des générations exceptionnelles, ça peut aller très vite. Les jeunes savent que la porte est ouverte. A elles de prendre le bon wagon. Mais mon premier objectif, c'est d'assurer la qualification pour la Coupe du monde, passer un pallier et ramener quelque chose pour cette génération."
   
Comment expliquez-vous les échecs de ces dernières années aux portes des places d'honneur ?
P.B: "Elles ont manqué de réussite. Quand on échoue deux fois pour une médaille, on peut parler de malchance. Les filles ont été très frustrées et pour cette génération, c'est sans doute le dernier challenge."
   
Comment comptez-vous relancer les Bleues après tant de déceptions ?
P.B: "On a ouvert une nouvelle page. J'ai l'impression qu'elles sont  déterminées pour remplir l'objectif. Il faut se remotiver pour ce nouveau challenge en insistant sur le travail et l'état d'esprit. Le plus important  pour aller loin c'est que toutes les énergies, les intérêts et les ego soient tournés vers le collectif. Parce que sinon, on n'y arrivera pas."
   
Vous dirigez pour la première fois une équipe féminine. Quelle différence y a-t-il avec une équipe masculine ?
P.B: "Les filles sont plus réceptives que les garçons. Quand je fais une ou deux réflexions sur une animation, je n'ai pas besoin de le répéter. Mais on n'a pas encore fait de matches et les problèmes arrivent toujours quand on commence à jouer."
   
Comment jugez-vous votre groupe de qualification ?
P.B: "La Finlande a une jolie équipe mais il faut faire attention à toutes les autres équipes et ne pas perdre de points en route. On va jouer au Kazakhstan qui a battu la Suisse, donc attention. Mais ne vous inquiétez pas pour ça, je leur ai déjà dit que ce ne sera pas facile et qu'on n'avait encore rien gagné."
   
Avez-vous pris contact avec votre prédécesseur Bruno Bini pour avoir quelques tuyaux sur votre nouvelle équipe ?
P.B : "Je lui ai envoyé un message et il m'a laissé tous ses documents. Après, il faut lui laisser faire le deuil et ne pas l'embêter avec ça."

AFP