Brésil Neymar Robinho 2011
Neymar et Robinho, deux des joyaux du Brésil | AFP - Antonio Scorza

Duels de cadors

Publié le , modifié le

Alors que la France affronte le Chili, d'autres matches amicaux proposent de jolis duels, ce mercredi. Ainsi, le Brésil se rend à Stuttgart pour se mesurer à la sélection allemande. L'Espagne est opposée à un autre géant du football européen, l'Italie. Enfin, Angleterre-Pays-Bas, prévu à Wembley, a été annulé en raison des émeutes qui sévissent actuellement à Londres.

Il est des affiches qui ont de quoi faire saliver tous les amateurs de football. Allemagne-Brésil est de celle-là. En 2002, c'était face à ce même adversaire que les Brésiliens avaient remporté leur 5e titre de champions du monde. En 2005, c'était encore face à l'Allemagne que le Brésil avait décroché son billet pour la finale de la Coupe de Confédération. Alors dire qu'il y a un solide passif entre les deux formations n'est pas usurpé. Dans ces conditions, on peut légitimement s'attendre à une belle bataille à la Mercedes-Benz-Arena. Les cartes ont toutefois un peu changé. Si la Seleçao a largement l'avantage dans ses duels avec la Mannschaft (12 victoires en 20 rencontres), elle montre ces derniers temps un visage un peu moins glorieux. L'équipe de Mano Menezes reste en effet sur une décevante élimination en quart de finale de la Copa America face au Paraguay. Du coup, l'entraîneur brésilien voit en ces matches amicaux le moyen de se refaire la cerise.

Reste que face à une équipe allemande, demi-finaliste lors du dernier Mondial, la tâche pourrait bien ne pas être aisée. "L’Allemagne est forte et a réalisé une très brillante coupe du Monde ce qui nous obligera à beaucoup d’exigences, explique Menezes. C’est ce que je recherche actuellement.(...) Nous devons nous mesurer à des adversaires de même niveau voir supérieurs. Cela engendrera de la pression qui est nécessaire pour nous". Alors qu'une contre-performance pour bien lui couter cher, Menezes a malgré tout décidé de redonner sa confiance aux 23 hommes qui avaient été tenu en échec face au Paraguay. De son côté, Joachim Löw a convoqué ses cadres habituels, à l'exception de Sami Khedira et de Mesut Özil. Comme on peut s'y attendre, la sélection allemande aura un fort accent bavarois avec pas moins de huit joueurs issus du Bayern Munich. Enfin, Cacau, absent en équipe nationale depuis fin 2010, devrait faire son retour. Un retour plutôt motivant puisqu'il se fera contre son pays de naissance. 

Dans le même temps, un autre duel de cadors se jouera un peu plus au Sud, à Bari. Les Espagnols y feront le déplacement pour se frotter à la Squadra Azzurra. Comme on a pu le voir par le passé, les confrontations entre ces deux géants européens donnent souvent lieu à des matches serrés (7 victoires chacun, 10 nuls). Leur dernier duel, en quart de finale de l'Euro 2008, s'était d'ailleurs soldé par un 0-0. Côté italien, Cesare Prandelli a, ce coup-ci, décidé de faire tourner son groupe, notamment en attaque où Alberto Gilardino et Alessandro Matri ont été laissés au repos. Outre les incontournables Giampaolo Pazzini, Antonio Cassano et Giuseppe Rossi, le technicien azzurro aimerait bien voir à l'œuvre Sebastian Giovinco et surtout l'imprévisible Mario Balotelli. Du côté des champions du monde en titre, Carles Puyol, qui a toujours des problèmes avec son genou, et Cesc Fabregas seront absents, tout comme Xavi et Sergio Ramos, blessés de dernière minute. Cette rencontre pourrait  cependant être l'occasion pour le grand espoir du FC Barcelone, Thiago Alcantara, de faire ses début au sein de la sélection espagnole.

Hormis ces deux belles affiches, une quarantaine d'autres matches amicaux est au programme, avec notamment Russie-Serbie, Ukraine-Suède ou encore Autriche-Slovaquie.

A lire également : La rencontre Angleterre-Pays Bas annulée

Isabelle Trancoën