Ronaldo

"Diamantino" : un faux Ronaldo, héros d'une satire délirante !

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Icône au Portugal, un joueur de football au look métrosexuel rate un but décisif, perd son entraîneur de père et plonge dans la déprime. En salles mercredi, "Diamantino" est une satire délirante à souhait autour d'un ersatz de Cristiano Ronaldo.

Mêlant éléments surréalistes comme ces chiens poilus qui envahissent le terrain avant de marquer, "Diamantino", récompensé à la Semaine de la critique, une section parallèle, fait le portrait d'un homme en crise tout en parlant de l'actualité, des "Panama Papers" à la montée des extrêmes en Europe en passant par la crise des réfugiés. C'est d'ailleurs en sauvant des réfugiés sur son yacht que l'idole du foot va décider d'adopter un enfant. Le petit garçon, qui doit le sortir de son marasme, est en fait une jeune femme lesbienne qui enquête pour le fisc. Diamantino (l'acteur Carloto Cotta, vu dans "Tabou" de Miguel Gomes) n'y voit que du feu. Mais la situation provoque l'ire de ses sœurs, des jumelles dignes des pires méchantes de contes de fées, qui vivent à ses crochets. En réponse, elles s'acoquinent avec des extrémistes pour le faire cloner, créer une super équipe de football et rendre sa grandeur au Portugal...


 

Très loin de toute tentative de biopic sur l'attaquant de la Juventus, trois fois Ballon d'Or, les réalisateurs (Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt) préfèrent relire l'actualité à travers un personnage limité intellectuellement et la proie de tous. "Nous souhaitions un personnage principal simple, iconique et charismatique  (...). Nous désirions mettre en oeuvre un récit politique et schizophrène qui serait le miroir de l'insanité de notre réalité politique actuelle", expliquent les deux réalisateurs, qui ont grandi aux Etats-Unis, dans les notes d'intention du film. Et de revendiquer "un conte de fées noir pour adultes". 

La bande annonce de Diamantino

AFP