Didier Deschamps
Didier Deschamps | AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA

Deschamps: "Un dernier match pour bien finir"

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Didier Deschamps s'est voulu réaliste, vendredi en conférence de presse, après les claques subies contre la Belgique et le Brésil, et attend une réaction en Albanie, samedi, "pour bien finir" la saison. Le sélectionneur tricolore estime que le printemps est moins réussi que l'automne, et que "l'équipe de France doit se focaliser sur le rendez-vous contre l'Albanie" sans voir déjà plus loin.

Que retenez-vous de la saison qui s'achève et quels sont les axes de  progrès pour l'Euro?
Didier Deschamps: "Il y a un dernier match. Le bilan, on le fait après le dernier match, ça aura une incidence sur le bilan. On aura eu dix matches,avec de grandes nations pour être dans la difficulté, et dans nos matches de poule, cela s'est  plutôt bien passé. C'est vrai que quand on sort d'une défaite contre la Belgique 4-3 et le Brésil 3-1, on a du mal à trouver des points positifs. Depuis le début de l'année avec ces deux défaites, on n'a pas été aussi performants qu'à l'automne. On a un dernier match pour bien finir. Avant, on nous faisait remonter à 5 ans en arrière et le fiasco du Mondial-2010; on a éliminé ça, c'est déjà pas mal. Quand on sort d'une contre-performance, l'idéal c'est de rebondir derrière, collectivement et individuellement. Il faut se focaliser uniquement sur le match et cette équipe d'Albanie, qui a beaucoup de qualités et l'a prouvé à Rennes au match aller où elle nous a fait souffrir."

En quoi la vie commune du groupe à la Coupe du monde est-elle utile pour la préparation de l'Euro et quels sont les progrès encore à faire d'ici là?
DD: "Il n'y a rien qui remplace le vécu. A travers une grande compétition comme la Coupe du monde, il y a ce qu'on a fait sur le terrain et la vie de groupe parce qu'on est resté six semaines ensemble. Les joueurs se connaissent et s'apprécient. Ils ont des habitudes et des lignes directrices sur l'entraînement et la vie de groupe. De ce côté-là, je n'ai pas à intervenir et si je n'interviens pas c'est plutôt bon signe. En ce qui concerne les progrès, on vient de perdre 4-3 contre la Belgique, on en a pris 3 contre le Brésil. Si je me mets à dire qu'on a progressé, en France on va me prendre pour un fada.  Ce n'est pas la meilleure période pour dire qu'on a fait des progrès. On en a surtout à faire."

De nombreux Bleus sont susceptibles de changer de clubs cet été. Y a-t-il un danger pour l'équipe de France avant l'Euro et en discutez-vous avec  eux?
DD: "C'est un risque individuel pour eux. Cela dépend où ils vont et la situation sportive dans laquelle ils peuvent se trouver. Ils le savent. J'en ai discuté avec certains. Dans l'année qui nous amènera à l'Euro, il y a un choix sportif important à faire. Il ne suffit pas d'avoir du temps de jeu, il faut aussi être performant. En janvier 2016 et sur les 5 mois qui précéderont le Championnat d'Europe, c'est important de garder un rythme. Parce que qui dit rythme dit confiance, automatismes."

Christian Grégoire