Suker
Davor Suker lors d'un match d'exhibition en 2008 | JOSE LUIS ROCA / AFP

Davor Suker dément être lié aux matches truqués de 2009

Publié le , modifié le

Davor Suker, ex-international et actuel président de la Fédération croate de football (HNS), a fermement démenti mardi être lié au scandale de matchs truqués de 2009 jugé à Bochum (Allemagne) en 2011 et 2014. Davor Suker "dément fermement avoir jamais été impliqué dans quelque activité visant à influencer le résultat d'un match de football", a-t-il écrit dans un communiqué.

"La Fédération croate et moi-même sommes attachés à la lutte contre le fléau que représente le truquage de matches", a assuré M. Suker. "Je n'ai jamais joué ou agi contre mes principes de fair-play et mon amour pour l'intégrité du sport", a ajouté le président de la HNS.

Sur la base des dossiers d'enquête en possession de la cellule d'enquête du département sport de la chaîne de télévision ARD, de nombreux contacts entre Ante Sapina, figure centrale de l'affaire, et Suker auraient été liés à des paris sur des matches. "Selon l'ancien enquêteur, Davor Suker aurait servi de prête-nom à Ante Sapina pour placer des paris", rapporte dans un communiqué la chaîne publique allemande, indiquant que cela concernerait notamment un match de Ligue des Champions et deux d'Europa League.Contactée par l'agence allemande SID, filiale de l'AFP, l'UEFA a répondu:  "A notre connaissance, Davor Suker n'a jamais été entendu par les autorités allemandes ou accusé de mauvaise conduite". 

Sapina, cerveau d'un réseau de paris truqués et de manipulation de matchs dans le football européen, a été condamné en avril 2014 à cinq ans de prison par le tribunal de Bochum. Il avait déjà été condamné à cinq ans et demi de prison en mai 2011 mais le jugement avait été cassé. L'Allemand d'origine croate avait reconnu début avril 2011 avoir corrompu des joueurs et arbitres dans différentes rencontres en Europe afin d'en manipuler le résultat. Il avait ainsi pu parier de gros montants sur ces matches truqués. L'UEFA a ajouté qu'elle "travaillait en étroite collaboration depuis 2010 avec les autorités en charge du cas de Bochum" et que "cette collaboration avait entraîné de nombreuses sanctions contre des joueurs et des officiels".

AFP