David Moyes peut bénir Van Persie

David Moyes peut bénir Van Persie

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Si la qualification des Red Devils en quart de la C1 offre un peu de répit à David Moyes (3-0 contre l'Olympiakos), la sursis accordé à l'entraîneur écossais aurait sans doute été commué en licenciement sans préavis sans Van Persie. En délicatesse avec l'ancien coach d'Everton, l'attaquant de MU a certainement - au moins à court terme - sauvé sa tête ce soir.

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Cette histoire a quelque chose d'ironique. Alors que la presse britannique fait état depuis plusieurs semaines d'un prétendu divorce entre Robin Van Persie et David Moyes, voici que l'international néerlandais pourrait permettre à son coach de rester en poste. Pourtant, début mars, le quotidien anglais The Daily Mail expliquait que l'entraîneur écossais se pose des questions au sujet de "Robin". Le joueur de 30 ans, freiné par de nombreux pépins physiques et "seulement" auteur de 11 buts en championnat, peut-il encore répondre aux exigences d'un club du standing de MU ? Si Moyes a démenti en conférence de presse, assurant "défendre son joueur", leur relation semblait se dégrader de semaines en semaines. Mais ce mercredi soir, sur la pelouse d'Old Trafford, là même où il a erré comme une âme en peine contre Liverpool dimanche(0-3), Van Persie a marqué trois fois, et livré sa prestation la plus aboutie de l'ère Moyes. Et a bien choisi son moment. 

De Liverpool à l'Olympiakos, le jour et la nuit

Ce n'est un secret pour personne : c'est pour Sir Alex Ferguson que Robin Van Persie a rallié le club le plus populaire d'Angleterre en 2012. Lorsque le coach le plus titré de Grande-Bretagne raccroche l'été dernier, l'attaquant des Oranje envisage le départ, mais Moyes le convainc finalement de poursuivre l'aventure. Mais Van Persie est le genre de joueur qui marche à l'affectif. Avec l'ancien entraîneur des Toffees, le courant passe plutôt mal, et ses prestations sur le rectangle vert s'en ressentent clairement. Contre Liverpool, ce dimanche, l'ancien attaquant d'Arsenal avait l'air perdu, outrageusement dominé par Skrtel et Agger. S'il est vrai que le club du Pirée n'affichait clairement pas une opposition d'une telle qualité, "Robin" a choisi d'endosser - enfin - le costume du buteur providentiel, d'abord buteur sur penalty à la 24e. A la réception d'un centre venu de la gauche dans la zone de vérité des Grecs, l'attaquant mancunien prend un tampon de la part de Holebas, qui offre au Batave l'occasion d'inscrire le premier but de son équipe. Lequel n'a pas tremblé, ouvrant le score d'une frappe placée dans le petit filet gauche.

Une complicité avec Rooney retrouvée 

Le Oranje est pressé. Souhaitant mettre ses coéquipiers dans les meilleures dispositions possibles dès la pause, le Batave inscrit un deuxième but à la 45e minute, idéalement servi dans la surface de réparation grecque par Wayne Rooney. La seconde réalisation du Néerlandais vient récompenser un pressing continuel sur l'arrière garde de l'Olympiakos, comme une réponse à David Moyes qui lui reprochait un manque d'implication ces dernières semaines. 

Son troisième but sur coup-franc dès la reprise est presque anecdotique (51e). Robin Van Persie réalise le coup du chapeau, et sauve la tête de son entraîneur. Et s'il est sorti sur civière sous les vivats d'Old Trafford à la 81e, David Moyes n'osera certainement plus déplorer les pépins physique de son héros. 

Vidéo : la réaction de Moyes


par foot-mercato

Jean Charbon