Violence Marseille Euro 2016
Marseille avait été le théâtre de violents affrontements en marge du match Angleterre-Russie le 11 juin dernier | AFP

Le président des supporters russes interdit d'entrée au stade

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Le sulfureux président de l'association des supporters Russes Alexandre Chpryguine, connu notamment pour avoir été expulsé de France deux fois lors de l'Euro 2016, a été interdit de stade ce samedi lors du match d'ouverture entre la Russie et la Nouvelle-Zélande.

Le président de l'association des supporters russes, l'ultranationaliste Alexandre Chpryguine, a été interdit d'entrée samedi au premier match de la Coupe des Confédérations, qui a vu la Russie gagner 2 à 0 contre la Nouvelle-Zélande. "Deux heures avant le match, j'ai reçu un e-mail m'annonçant que mon pass de supporter était annulé, ce qui veut dire que j'étais interdit d'entrée au stade" de Saint-Pétersbourg, où se déroulait le match, a raconté à l'AFP M. Chpryguine. "J'ai fait 500 km en voiture pour venir voir le match, j'ai payé 8.000 roubles (123 euros) pour un billet non-utilisé", a-t-il tempêté, affirmant qu'il envisageait de porter plainte.

Expulsé deux fois lors de l'Euro

En septembre, le sulfureux président de l'association des supporters russes a été arrêté par les forces spéciales, soupçonné d'avoir participé à une gigantesque bagarre en janvier entre supporters du CSKA et du Spartak, les deux clubs les plus populaires de Moscou. Cet ancien hooligan est surtout connu pour avoir été expulsé deux fois de France après les affrontements de l'Euro-2016: devant les caméras du monde entier, des centaines de hooligans russes ont dévalé les rues de Marseille pour passer à tabac des supporters anglais.

La Coupe des Confédérations, qui s'est ouverte samedi sur une victoire de la Russie contre la Nouvelle-Zélande, est considérée par de nombreux experts comme une compétition "test" pour le pays-hôte du Mondial 2018. La police russe garde le secret sur la stratégie qu'elle entend utiliser pour maîtriser la violence des hooligans lors de la Coupe du monde en 2018, mais ne cache pas surveiller ce mouvement de près. Les autorités ont ainsi établi une liste noire de hooligans interdits de stade, qui compte désormais 191 noms, et misent sur la carte d'identité du supporter comme mesure de sécurité.

AFP