Allemagne-Mexique : La jeunesse rigoureuse face à la fougue sud-américaine

Allemagne-Mexique : La jeunesse rigoureuse face à la fougue sud-américaine

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Ce jeudi soir, le Mexique à rendez-vous avec l’Allemagne pour une place en finale de la Coupe des Confédérations. Les Sud-Américains ont le vent en poupe et faisaient office de favoris avant le début du tournoi mais la jeune équipe allemande évolue bien au-delà du niveau espéré. Quelle équipe rejoindra le Chili pour le titre ? Coup d’envoi du match à 20 heures.

Même remaniée, l'Allemagne reste au top 

D’un côté, les champions du monde en titre. Enfin, sur le papier. L’effectif allemand réunit par Joachim Löw ne compte que 3 joueurs ayant foulé les pelouses brésiliennes de la dernière Coupe du Monde: Shkodran Mustafi, Matthias Ginter et Julian Draxler. En choisissant de partir avec son équipe B, le sélectionneur de la Mannschaft a annoncé la couleur : aguerrir ses jeunes en vue du Mondial-2018. "Les joueurs ont envie d'imposer leur marque sur ce tournoi", avait prévenu ce dernier avant le début de la compétition. Entre la satisfaction donnée par les latéraux Kimmich et Hector, le jeu proposé par les milieux Rudy, Goretzka et Can, ainsi que les réalistes attaquants Stindl et Werner, tous deux meilleurs buteurs en compagnie de Cristiano Ronaldo (2), l’objectif paraît – pour le moment – réussi. En se hissant en demi-finale, le plus jeune effectif de la compétition (24 ans et 4 mois de moyenne d’âge) a su développer un football efficace et rigoureux.

Vainqueurs de l’Australie (3-2) et du Cameroun (3-1), la Mannschaft n’aura laissé filer des points que contre le Chili (1-1). En ne concédant aucune défaite, les joueurs allemands ont terminé à la première place du groupe B, là où ils n’étaient pas forcément attendus : "Lorsque nous avons commencé le tournoi, nous étions une jeune équipe (…) et nous avons joué une bonne phase de groupe. En conséquence, beaucoup disent que nous sommes les favoris mais pour être honnête, peu de monde s’y attendait", déclarait en ce sens Emre Can à l’issue du premier tour. Il faut dire que sous la houlette de Joachim Löw, la Mannschaft a toujours atteint les demi-finales lors de compétitions internationales, que ce soit en Coupe du Monde (2010 et 2014) ou en championnat d’Europe (2008, 2012 et 2016). L’entraîneur aux 100 victoires en 150 matches aura à cœur de ramener de Russie la première Coupe des Confédération de l’histoire de sa sélection.

Mais le Mexique veut frapper un grand coup

De l’autre, les champions de la zone CONCACAF. Prônant un football agressif et très orienté vers l’attaque, les Mexicains sont capables de tout. D’autant plus avec Javier Hernandez, alias Chicharito, à la baguette. Tout récent meilleur buteur de l’histoire de sa sélection avec 48 réalisations, il devra combler l’absence du capitaine Andrés Guardado (suspendu) en endossant le rôle de leader charismatique sur le terrain. Car le rôle des hommes de Juan Carlos Osorio n’est pas exactement défini pour cette compétition. Le sélectionneur du Mexique a fait jouer la totalité de son groupe de 22 depuis le début du tournoi. Cela peut s’avérer être une force, tout comme une faiblesse. Car même s’ils sont toujours invaincus (victoire 2-1 contre le Russie et la Nouvelle-Zélande et nul 2-2 face au Portugal), les Mexicains ont concédé l’ouverture du score lors de leurs 3 matches. Attention donc à rester concentré en défense dès le coup d’envoi de la rencontre.

Quoi qu’il en soit, ils ne seront pas pris à la légère : "Le Mexique me rappelle un peu le Chili, c'est une équipe agressive et qui peut jouer de manière très variée", analyse le défenseur allemand Mustafi. D’autant plus qu’en l’absence de Manuel Neuer, les cages sont bien plus perméables que d’habitude. Les Mexicains ont largement les moyens de prolonger leur aventure et, pourquoi pas, ramener une deuxième Coupe des Confédérations après celle glanée en 1999.

Les compositions probables

Allemagne : 

Marc-André ter Stegen - Matthias Ginter, Shkodran Mustafi, Antonio Rüdiger - Joshua Kimmich, Leon Goretzka, Emre Can, Jonas Hector - Lars Stindl, Julian Draxler ; Timo Werner.

Mexique :

Guillermo Ochoa - Miguel Layún, Nestor Araujo, Hector Moreno, Oswaldo Alanís - Jonathan Dos Santos, Hector Herrera, Luis Reyes - Raul Jiménez, Javier Hernández, Javier Aquino

Leo Anselmetti @LeoAnselmetti