Maracana spectateurs 062013
Le nouveau stade du Maracana | AFP

Coupe des Confédérations: le grand test pour le Mondial

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A un an du Mondial au Brésil, huit équipes se retrouvent à partir de samedi pour se disputer la Coupe des Confédérations (jusqu'au 30 juin). Cette compétition sera avant tout l'occasion pour les organisateurs de la Coupe du monde - et des JO 2016- de prendre leurs repères et si besoin, d'ajuster les nombreux réglages.

Depuis que le Mondial 2014 a été confié au Brésil, l'une des principales problématiques liées à l'organisation reste l'aspect sécuritaire. Si les autorités brésiliennes ont a priori réussi leur premier pari qui était de pacifier une grande partie des favelas, il reste encore beaucoup de chemin à faire avant de voir le taux de délinquance atteindre un niveau acceptable. Les violentes manifestations qui ont éclaté ces derniers jours au sujet de la hausse du prix des transports publics laissent ainsi perplexes. Les six villes hôtes de cette Coupe des confédérations seront donc placées pendant deux semaines sous haute surveillance. Pas moins de 350.000 supporters devraient en effet se rendre à Brasilia, Rio, Recife, Fortaleza, Salvador de Bahia et Bel Horizonte.

Mis à part la sécurité, cette compétition permettra également d'observer de plus près les infrastructures prévues pour le prochain Mondial. Pelé lui-même s'est montré inquiet face aux retards pris concernant les travaux des différents sites. Le 2 juin dernier, le match opposant le Brésil à l'Angleterre avait même failli être annulé. Estimant que la sécurité des spectateurs n'était pas assurée, un juge avait en effet décidé d'interdire la rencontre censée inaugurée le nouveau stade du Maracana.  Mais le gouvernement de l'état de Rio a fait appel, et le match s'est finalement déroulé sans souci... Si le stade du Maracana a l'air de respecter les normes, ceux de Belo Horizonte et Salvador ont quant à eux fait couler un peu plus d'encre. Une partie du toit du stade de Salvador s'est par exemple déchiré après des pluies torrentielles. Ces stades présentaient il est vrai des malfaçons, mais là encore, il semblerait que tout soit rentré dans l'ordre. 

Il reste aussi une inconnue qui sur le papier semble moins urgente, celle du trafic routier. Les nombreux embouteillages associés à des routes se trouvant dans un état très moyen, pourraient poser problème pour la bonne tenue d'une pareille compétition. Là encore, la Coupe des Confédérations devrait permettre aux organisateurs de la Coupe du monde, mais aussi à ceux des JO de 2016, de tirer des enseignements des éventuels ratés. A un an du grand rendez-vous planétaire, le Brésil se voit offrir un test grandeur nature. Cette compétition devra d'abord démontrer que les craintes suscitées par certains observateurs sont injustifiées, et d'autre part prouver au monde entier que le Brésil va être à la hauteur des deux événements qui lui ont été confiés, avec le Mondial 2014, et les JO 2016.

Romain Bonte