Rennes - Nancy
Romain Alessandrini (Rennes) hauteur d'un superbe but "aérien" | AFP - DAMIEN MEYER

Rennes et Bastia retrouvent des couleurs

Publié le , modifié le

Mal en point en championnat, le Stade Rennais a retrouvé des couleurs et de la confiance en s'imposant difficilement devant Nancy (3-2), mardi en 16e de finale de la Coupe de la Ligue. Après quatre revers conséquents, Bastia s'est rassuré en passant le cap aux dépens de Metz (3-0) avec notamment un doublé de Maoulida. A Auxerre, l'expérience a payé face à Angers (2-0).

Des Rennais avec envie

Si le match entre Rennais et Nancéiens a commencé sur les chapeaux de roue, avec un but de chaque côté après 16 minutes de jeu  il s'est ensuite transformé en un véritable match de coupe, à la fois âpre et engagé, mais aussi souvent désordonné. Les Lorrains ont eu le mérite de ne pas venir en victimes expiatoires et de jouer leur carte à fond. Ils ont surtout eu le mérite de marquer, ce qu'ils n'avaient pas réussi à faire lors de leurs quatre derniers matches, soldés par autant de défaites. Le premier but de Bakar au milieu d'une défense passive (15e) aurait pu faire douter les Rennais, mais ceux-ci égalisaient deux minutes plus tard par Alessandrini, qui reprenait d'une talonnade de volée un centre de Pajot.

L'équipe de Rennes, remaniée pour l'occasion, avec des joueurs à qui Frédéric Antonetti avait décidé de donner du temps de jeu, et qui étaient désireux de saisir leur chance, produisait un football plutôt offensif malgré beaucoup de ballons perdus et de déchets dans la construction. L'envie était là et se concrétisait par Erding d'abord sur une ouverture de Diallo (28e) cinq minutes après son entrée en jeu à la place de Sané, blessé, puis de la tête à la reprise d'un corner d''Alessandrini (47e). Les Nancéiens qui payaient leur erreurs en défense, étaient désormais contraints de beaucoup sortir et de se mettre en danger. Mais leur volonté de tenter d'aller chercher la prolongation était récompensée par un but de Moukandjo, reprenant un centre de Karaboué, à la 84e minute.

Les hommes de Fernandez continuaient de pousser pour égaliser mais leurs actions restaient brouillonnes. Les Rennais s'arcboutaient devant leur cage où Costil se montrait rassurant. Mais leurs dégagements à l'emporte-pièce témoignait d'une certaine fébrilité. Malgré tout, les efforts de Nancy restaient vain et les Rennais pouvaient savourer une victoire au terme d'un match au cours duquel ils ont montré quelques progrès et surtout retrouvé un peu de confiance.

Furiani respire

La qualification en Coupe de la Ligue était presque attendue comme une respiration nécessaire dans un environnement étouffant pour Bastia. Les Corses restaient sur une série calamiteuse, et la réception à Furiani de Metz était donc la bienvenue pour retrouver la victoire. Mais la formation lorraine, jusqu'alors invaincue en National et 2e du classement, ne devait pas être prise de haut par les Bastiais. C'est justement parce qu'ils ont su prendre le match au sérieux, que les hommes de Frédéric Hantz se sont bien sortis de cette rencontre. Ils ont mis ce qu'il fallait d'engagement et de rythme dès les premières minutes pour très rapidement ouvrir le score par Toifilou Maoulida (2e).

Les Corses ont ensuite eu la tâche facilitée en jouant une grande partie de la rencontre en supériorité numérique, suite à l'exclusion du défenseur lorrain Ali Bamba dès la 17e minute.  En deuxième période, Modeste donnait un avantage plus confortable à son équipe (47e) avant que Maoulida ne scelle le sort de la rencontre en signant un doublé (51e). Furiani a retrouvé des couleurs et de la joie.  

Auxerre ne gâche rien

Dans le même temps, Auxerre a su faire valoir son statut d'ancien pensionnaire de L1 et son habitude à mieux gérer ce genre de rencontre. Pourtant réduits à dix dès la 16e minute et l'exclusion de Mandjeck, les Auxerrois ont remporté le seul duel de la soirée entre clubs de Ligue 2 face à Angers. Ils ont pris l'avantage grâce à l'avant-centre camerounais Paul-Georges Ntep (18e) avant de se mettre à l'abri en deuxième période sur un penalty transformé par Makengo (51e). Certes, face à des adversaires coriaces, ce ne fut pas la douceur angevine pour une AJA qui a dû s'employer pour s'imposer sous la pluie. Mais ils ont su tirer partie de leurs temps forts avec une certaine sérénité.

Déclarations

Frédéric Hantz (entraîneur de Bastia): "Ça fait du bien à la tête ! Et même si cela ne rapporte pas de points en championnat, c'est bien de gagner ! Après coup, on peut se dire qu'il était facile de battre une équipe de National mais il y a deux ans nous étions en National et nous avions battus Sochaux chez lui. Il était très important de se relancer. On s'est rassuré, nous avons marqué trois buts et surtout pour la première fois de la saison nous n'encaissons pas de buts. Il va falloir récupérer à présent pour préparer nos prochaines échéances qui seront très importantes. Je voudrais également saluer le soutien de notre public qui malgré notre mauvaise passe est exemplaire et cela nous donne de la force et du baume au coeur. Nous en aurons besoin pour la suite".

Frédéric Antonetti (entraîneur de Rennes): " "J'avais tenté quelque chose (de nombreux changements et des jeunes lancés et la qualification est venue, c'est une bonne chose dans la période qu'on vit. J'ai tenté de lancer et relancer certains joueurs. On a marqué trois buts, c'est dommage d'en prendre deux, d'avoir été fébriles sur la fin et pas plus justes sur nos contre-attaques. Mais on a des occasions et on marque de beaux buts. Il faut être plus attentifs, et plus longuement, dans un match. Mais dans l'ensemble la victoire est méritée même si on a eu des frayeurs sur la fin. Par moments, on retrouve de bonnes actions, mais on n'a pas encore la sûreté dans le jeu qui nous permet de bien préparer les actions. Erding ? Je suis content pour lui, il s'est même grisé sur la fin. Il a été à la conclusion de nos actions, c'est bien."

Jean Fernandez (entraîneur de Nancy): "Le point positif, c'est qu'on a marqué deux buts. Mais on a ensuite pris des buts trop facilement. On a eu le mérite d'ouvrir le score, on pensait que cela nous amènerait plus de sérénité mais Rennes a égalisé avant de mener rapidement 2-1. Puis à 3-1 c'était compliqué, même si on a réduit la marque puis eu d'autres opportunités. Il y a un manque de sérénité et de confiance, cela se ressent dans notre jeu,
et de la fébrilité. J'espère que ce match va décomplexer nos attaquants, pour les prochains matches. Car la priorité reste le Championnat."