Draxler joie PSG
L'Allemand Julian Draxler fait déjà l'unanimité au PSG | DAMIEN MEYER / AFP

Paris lance sa semaine de tous les dangers à Bordeaux

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Paris aborde une semaine cruciale dans la conservation de ses titres nationaux. Mardi, le PSG défendra sa Coupe de la Ligue à Bordeaux dans une demi-finale séduisante. Dimanche, ce sera au tour de la Ligue 1 avec un déplacement périlleux à Monaco. Revenus en janvier avec de meilleurs intentions, les Parisiens seront attendus au tournant.

Le mois de décembre chaotique -- défaites à Montpellier puis Guingamp et nuls piteux contre Nice et, surtout, le club bulgare de Ludogorets en Ligue des champions -- semble être définitivement oublié. Les Parisiens restent sur 17 buts inscrits lors des 5 derniers matches (toutes compétitions confondues), aucun encaissé, et des rencontres bien mieux contrôlées que lors de la fin d'année 2016. Le coach est revenu sur les six mois écoulés. Après une saison dominée de la tête et des épaules au niveau national, "peut-être avons nous pensé que cette année, si on travaillait pareil, le championnat serait gagné aussi clairement", a décortiqué Emery lundi. "Mais après la première partie de la saison, on était 3e et tout le monde a compris que c'est un championnat difficile, que nous avons peut-être besoin de travailler plus, de jouer ensemble, d'avoir plus de constance, d'améliorer les petits détails".

Draxler dynamiteur

En plus de cet état d'esprit plus appliqué, le PSG a aussi pu s'appuyer depuis la reprise sur sa recrue, l'Allemand Julian Draxler. Le champion du monde 2014 a été à l'origine des deux buts à Nantes - il donne l'avant-dernière passe sur le premier but et provoque le coup franc transformé par Edinson Cavani sur le second -, s'est montré très tranchant. Et l'ex-joueur de Wolfsburg apporte sur son côté gauche la "concurrence" chère à Emery. De quoi pousser Lucas et surtout Angel Di Maria, remplaçant depuis deux matches, à se dépasser pour rester dans les plans de leur entraîneur. Il risque donc déjà de manquer au PSG, puisque, touché au mollet samedi, il ne sera pas dans le groupe pour affronter Bordeaux mardi, de même que Thiago Motta, suspendu, Javier Pastore, Grzegorz Krychowiak, Jese et Jean-Kevin Augustin. Défensivement aussi, toutefois, le PSG semble plus souverain depuis janvier. Ses adversaires ont moins cadré leurs tentatives lors des trois derniers matches de championnat (Nantes n'a cadré aucun tir sur 7 tentatives, Rennes 1 sur 13, Lorient 1 sur 4) par rapport aux trois précédents (2 tirs cadrés sur 11 pour Guingamp, 3 sur 5 pour Nice, 3 sur 6 pour Montpellier).

Monaco en point de mire

Thiago Silva prolongé, Edinson Cavani pas loin de l'être et en pleine confiance: les voyants parisiens passent l'un après l'autre au vert, à moins de trois semaines des deux matches de leur saison, en huitièmes de finale de la Ligue des champions contre Barcelone, les 14 février et 8 mars. Mais ce rebond reste soumis aux résultats du quadruple champion de France en titre. Une défaite replongerait inévitablement les Parisiens en plein doute, et leur entraîneur en pleine tourmente. Si Paris venait à être éliminé, mardi à Bordeaux , la comparaison par rapport à son prédécesseur, Laurent Blanc, triple tenant du titre en Coupe de la Ligue, referait inévitablement surface. Et vu le niveau de Monaco, facile tombeur de Lorient dimanche (4-0) et meilleure attaque de Ligue 1 depuis plus de 50 ans, une contreperformance dimanche au Parc des Princes serait un mauvais signal pour la conquête du championnat, minimum syndical pour le club de la capitale. "Tu peux perdre un match contre Monaco, mais si après tu gagnes les autres seize journées, tu peux gagner" le championnat, avait dédramatisé Unai Emery samedi. Mais le technicien basque parlait aussi d'un "match capital", à ne pas perdre non plus pour s'éviter une nouvelle zone de turbulences, et des comparaisons trop peu flatteuses avec les années précédentes.

AFP