Nemanja Pejcinovic
Nemanja Pejcinovic a marqué pour les Aiglons le premier but de la rencontre. | JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP

Nice enchaine les Lionceaux

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Menés 3-0 après 34 minutes de jeu, les Sochaliens s'inclinent pour la deuxième fois en trois jours face à des Niçois inspirés et réalistes (3-0). A l'occasion des 8e de finale de la Coupe de la Ligue, les joueurs de Claude Puel ont retrouvé une réussite qui les fuyait ces derniers temps.

La victoire étriquée des Azuréens sur les joueurs d'Hervé Renard samedi dernier(1-0) ne suffisait pas à éclipser les doutes et les craintes, après cette improbable série de sept défaites consécutives. Si les Rouges et Noirs avaient meilleure mine après le but d'Eric Bauthéac, ils avaient égalé leur propre record de la saison 1968/1968, au cour de laquelle ils avaient enchaîné sept débâcles. Et puisque ce n'est pas après une victoire par la plus petite des marges, qui plus est sur la lanterne rouge de Ligue 1, qu'on panse des plaies, les Niçois devaient impérativement gagner ce soir. C'est chose faîte. Et avec la manière, s'il vous plait.

Un match bouclé après une demi-heure

Avant la rencontre de ce soir, Claude Puel avait été très clair :"La Coupe est un objectif. Il faut aller la chercher". Contre Sochaux, Abriel, Eysseric, Pied et Bosetti étaient chargés de l’animation offensive. Du côté des Sochaliens, Hervé Renard avait choisi d’aligner son équipe type.

Si le vocabulaire militaire était d’usage ce soir, on aurait pu qualifier cette confrontation entre Nice et Sochaux de « guerre éclair ». Et pour cause : les Azuréens  menaient déjà 3-0 à la… 34e minute de jeu. A la 14e, Pejcinovic ouvrait le bal. Sur corner, Valentin Eysseric trouvait le défenseur central dans la surface sochalienne, lequel plaçait une tête dans le but de Cros, pas irréprochable sur le coup (1-0). Après un gros loupé de Roy Contout qui manquait le but vide, Romain Genevois enfonçait le clou à la 31e, après une talonnade parfaitement exécutée dans la zone de vérité des Lionceaux (2-0). Avant de voir les Aiglons s’envoler à la 34e, grâce à un contre idéalement négocié par Eysseric, conclu par Jérémy Pied (3-0). 

La deuxième période est presque anecdotique. Outre un centre-tir dangereux de Mayuka (74e) bien détourné par Veronese, les spectateurs de l’Allianz Riviera n’ont pas eu beaucoup d’occasions à se mettre sous la dent, leurs protégés se contentant de gérer leur avantage au panneau d’affichage.

Mais au fond, peu importe. Nice, que la réussite snobait bigrement ces dernières semaines, est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue.

Jean Charbon