Coupe Ligue Marseille Brandao Gignac joie 19012011
Gignac et Brandao heureux | AFP-PACHOUD

L'OM retrouve le Stade de France

Publié le , modifié le

Marseille défendra son titre le 23 avril au Stade de France face à Montpellier, vainqueur du PSG (1-0 ap.). Le tenant de la Coupe de la Ligue s'est facilement débarrassé d'Auxerre (2-0), mercredi en demi-finales à l'Abbé-Deschamps. L'OM vise un quatrième trophée consécutif, toutes compétitions confondues. Auxerre peut se reconcentrer sur le championnat.

L'AJA devra encore attendre pour disputer une finale de Coupe de la Ligue. Les Auxerrois sont tombés sur une formation marseillaise plus réaliste et plus solide, emmenée par un André-Pierre Gignac qui retrouve son efficacité. Le champion de France et tenant du titre, vainqueur du trophée des Champions, reste en course. Sans être flamboyant, mais avec une animation offensive qui prend ses marques.

En délicatesse en championnat, Auxerre affichait un tout autre visage au coup d'envoi. Devant leur public, les Bourguignons malmenaient le visiteur phocéen. Quercia et Birsa, à gauche, donnaient le ton en enchaînant les dribbles qui mettaient à mal Diawara et Fanni.

Ce démarrage à 100 à l'heure des hommes de Jean Fernandez cueillait à froid les Marseillais qui avaient besoin d'une dizaine de minutes pour entrer dans la partie. La réplique ne tardait pas à arriver par l'intermédiaire de Lucho dont la frappe trouvait les bras de Rémy Riou (15e). Celle de Birsa connaissait le même sort face à Mandanda (20e). Une passe d'armes équilibrée jusqu'à ce que l'OM prenne progressivement l'ascendant.

Comme face à Bordeaux dimanche au Vélodrome, Didier Deschamps avait choisi d'aligner Gignac à gauche et Brandao dans l'axe, laissant Rémy assister au spectacle depuis le banc de touche. Cela offrait des espaces à l'ancien Toulousain et focalisait l'attention de la défense sur le Brésilien. Une bonne combinaison qui octroyait également quelque liberté à Valbuena, parfait dans son rôle d'agitateur des couloirs, mais aussi dans son repli défensif. Le lutin phocéen sauvait les siens en intervenant du bout du pied devant Birsa (26e).

Brandao-Gignac-Lucho, un tiercé gagnant?

Après un début de saison à tâtonner, Deschamps a peut-être enfin trouvé la clé offensive. Face à Bordeaux, Brandao et Gignac ont retrouvé le sourire et mené l'OM à la victoire au Vélodrome. Mêmes hommes et mêmes résultat en Bourgogne. Brandao, bien servi par Taiwo, a montré la voie à suivre juste avant la pose en ouvrant la marque de la tête (1-0, 45+1). Une action amorcée par Gignac récompensé de ses efforts après l'heure de jeu, et après avoir raté plusieurs occasions à sa portée (33e, 40e, 47e). Parti de son côté gauche, l'attaquant olympien repiquait dans l'axe pour s'appuyer sur Lucho en relais avant de reprendre victorieusement de volée à l'entrée de la surface (2-0, 68e). Une entente entre les deux hommes qui s'améliorent au fil des matches.

S'il y a trois ans, Auxerre avait réussi un sacré hold-up dans les arrêts de jeu face à l'OM, en quarts de finale de cette même Coupe de la Ligue, l'AJA n'avait cette fois pas les moyens d'espérer jusqu'au bout. La seconde période fut quasiment à sens unique. Quercia, le plus remuant des Bourguignons, tentait de dynamiser le jeu des siens, ses tentatives restaient imparfaites et souvent hors cadre. Pédretti et les siens poussaient, mais de manière pas assez incisive pour surprendre leurs adversaires qui attendaient tranquillement les dernières minutes. L'entrée de Jelen était trop tardive pour faire basculer la rencontre. Le Polonais se mettait immédiatement en évidence, offrant une occasion manquée à Le Tallec (77e). Mais les derniers assauts étaient pour une équipe marseillaise, gestionnaire réaliste, mais toujours perfectible.

Réactions:

Souleymane Diawara (défenseur de Marseille): "On a fait un match assez complet. Depuis la reprise on a retrouvé de l'efficacité, c'est de bon augure. En plus, on ne prend pas de but. Mais c'est encore tôt pour dire que ça ressemble à l'an dernier, il faut encore beaucoup travailler. Avant de parler de la finale contre Montpellier, il faut savourer et puis il y a encore beaucoup de matches."
Didier Deschamps (entraîneur de Marseille): "Se qualifier deux fois de suite pour une finale, ça n'arrive pas tout le temps, surtout ici où le dernier match avait été dur. Mais ce soir, on a su montrer une efficacité défensive alors que notre récupération avait été courte depuis dimanche. Les joueurs ont confirmé ce soir qu'ils avaient beaucoup de caractère, de lucidité et pour moi c'est une grosse satisfaction. Maintenant il y aura beaucoup d'échéances avant la finale, qui sera jouée dans trois mois. Mais c'est un vrai bonheur pour nos supporteurs qui vont remonter au Stade de France. On fera tout pour renouveler la victoire de l'an passé. Ce soir, j'ai vu de bonnes choses, de bonnes dispositions de mon équipe comme dimanche dernier où tout le monde n'était pas d'accord avec mon point de vue. L'association Brandao-Gignac a encore été efficace mais il y a beaucoup de joueurs autour d'eux qui l'ont été tout autant et c'est une victoire de tout un groupe."

Jean Fernandez (entraîneur d'Auxerre): "Ce soir nous avons des regrets, mais l'OM mérite sa victoire. Dommage que dans le premier quart d'heure où nous avons eu des opportunités, nous ne soyons pas parvenus à concrétiser. Sur le but avant la mi-temps, il y a une faute de Kaboré sur Quercia, mais l'arbitre ne la voit pas. Après le deuxième, ça devenait très compliqué, on a pris des risques pour revenir mais l'OM était trop fort. On savait que l'équipe qui marquerait en premier prendrait l'emprise sur le match. On a vu ce soir que l'OM dans sa dimension physique et technique était plus fort que nous. Il aurait fallu davantage d'agressivité de notre part".


Alain Traoré (milieu d'Auxerre): "Le premier but est cruel juste avant la mi-temps car il y a faute sur Quercia. Il y a eu toute une affaire lors du match de championnat contre l'OM. Mais là, cette faute non sifflée nous coûte un but. L'absence de Pedretti en 2e période nous a fortement handicapés. On savait que le match se jouerait au milieu et on a perdu notre maître à jouer".