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Loïc Perrin devant Jonathan Pitroipa | AFP

Loïc Perrin, un Stéphanois aux anges

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Le capitaine de Saint-Etienne Loïc Perrin était plus que d’autres encore, ravi de la victoire de son club en finale de la Coupe de la Ligue (1-0 contre Rennes).

Perrin est certes capitaine de l’ASSE, mais aussi et peut-être surtout natif de Saint-Etienne. Si devant les journalistes, il avait du mal à afficher son grand bonheur, nul doute que son cœur vert battait à vive allure. « Tout le monde attendait ça, et d’abord nous les joueurs. Car après une carrière, ce qui reste c’est les titres que l’on a remportés. On méritait de gagner un titre avec ce groupe là. C’est extraordinaire ! », a-t-il lancé. « C’est extraordinaire surtout de fêter cela avec tous les supporteurs venus en nombre, le stade était aux trois-quarts vert, a-t-il constaté. On avait aussi envie de leur donner cette coupe qu’ils attendaient depuis très longtemps. »

Pour sa dixième saison sous le maillot vert, Perrin est le témoin de cette nouvelle génération verte. « On profite de ce moment là, parce que l’on a pu écrire une belle ligne au palmarès du club, et c’est important. On savoure, c’est extraordinaire, et je pense que lorsque l’on va arriver à Saint-Etienne, on va encore se rendre compte que ce que l’on a fait est extraordinaire », a-t-il dit.

De la remontée à la Coupe de la Ligue

Il apprécie d’autant plus ce trophée, qu’il a connu la remontée en L1 en 2004. « Cela faisait plus de trente ans que tout le monde attendait. C’est nous qui l’avons fait, et je pense que les gens ne l’oublieront pas. Nous n’allons pas l’oublier non plus, et ce n’est que du bonheur », a-t-il répété.

Pragmatique, le joueur de 27 ans ne s’embarrasse pas avec des questions aux réponses évidentes. « Quand on gagne une finale, cela veut dire qu’on l’a gérée comme il fallait. Après, cela reste toujours une finale, les compteurs sont remis à zéro, il n’y a pas forcément de favori », a-t-il dit. Lucide, il estime que son équipe a bien géré ce match. « On n’a pas été mis en danger, à part sur les coups de pied arrêtés de Rennes. Nous n’avons pas eu beaucoup d’occasions non plus, mais on a eu la chance de marquer les premiers », a résumé le milieu de terrain.

Ayant toujours du mal à réaliser, Perrin explique qu’il retiendra de cette finale « est avant tout le coup de sifflet final, la joie partagée avec les supporteurs. Nous sommes restés un long moment sur le terrain pour savourer, car cela n’arrive pas énormément de fois dans une carrière » a-t-il ajouté, avant de saluer Brandao qu’il a qualifié « d’homme des finales ».

Romain Bonte