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Les joueurs du PSG célèbrent l'ouverture du score de Pastore, en finale de Coupe de la Ligue face à Lille | AFP

Le PSG reste le maître en Coupe de la Ligue face au Losc

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Double tenant du titre, le Paris Saint-Germain a sans véritable surprise remporté la Coupe de la Ligue pour la troisième année d’affilée, face à une équipe de Lille pourtant valeureuse (2-1). Les hommes de Laurent Blanc ont eu le mérite de marquer le but salvateur alors qu’ils se trouvaient en infériorité numérique à 20 minutes de la fin. Il s’agit du sixième trophée des Parisiens dans cette compétition (record), de quoi évacuer un peu la désillusion en Ligue des Champions.

Après un début hésitant, ponctué par une prestation de Maître Gims modérément appréciée par les supporteurs lillois, l’atmosphère se réchauffait dès les premières touches de balle. Déjà, à la 22e seconde, Di Maria se voyait offrir une offrande par Ibrahimovic, mais Enyeama se couchait pour éviter la douche froide d’entrée. Après un début de match assez enlevé, les 22 acteurs baissaient un peu de rythme, tout comme les chants de supporteurs. Au quart d’heure de jeu, les Parisiens avaient déjà tenté leur chance à trois reprises sur la cage adverse contre une côté lillois.

La tension était toutefois palpable, notamment sur le droit de la défense parisienne, où Aurier avait du mal à contenir Sidibé et se prenait le premier jaune de cette finale (19e). Portés par leurs supporteurs venus en nombre, les Lillois parvenaient à bousculer les double-tenants du titre grâce à un jeu porté vers l’avant, à l’image d’une belle occasion d’Obbadi, détournée de la main gauche par Sirigu (23e). Forts de leurs six victoires d’affilée, les Dogues tentaient crânement leur chance, et cela profitait grandement au spectacle.

Pastore ouvre les débats

Peu après la demi-heure de jeu, Ibrahimovic pensait avoir fait le plus dur en contrôlant du bout du pied une passe en profondeur, mais peut-être impressionné par le mur rouge des fans lillois qui se dressait derrière le but, son lob passait cinq mètres au-dessus de la barre. La défense lilloise sentait que le danger pouvait venir de tous les côtés, et à cinq minutes de la pause, c’est finalement Pastore qui ouvrait la marque, malgré les protestations des Nordistes (1-0, 41e).

Malgré ce but intervenu juste avant la pause, les hommes de Frédéric Antonetti ne baissaient pas les bras. Il restait encore 45 minutes pour inverser la tendance et aller chercher un premier trophée dans cette compétition, cinq ans après avoir déjà triomphé en Coupe de France face à cette « même » équipe du PSG (1-0). De cette épopée lilloise,  Rio Mavuba était le seul rescapé, et il était fort à parier que le capitaine allait trouver les mots pour remotiver ses coéquipiers.

Sidibé égalise, Rabiot expulsé mais…

Alors que la température était franchement redescendue sur le terrain du Stade de France, les Dogues allaient la faire rapidement monter lorsque sur un coup franc d’une vingtaine de mètres, Sidibé trouvait la faille dans le mur parisien, ce qui laissait de marbre Sirigu (1-1, 49e). Tout le camp lillois exultait et le Stade de France humait les prémices d’un joli petit exploit.

Le vent très frais semblait avoir définitivement tourné en faveur des Nordistes lorsque Rabiot recevait un deuxième carton mérité (71e). Mais c’est curieusement à ce moment que les tentants du titre décidaient d’emballer la rencontre. Aidé par une erreur défensive de Soumaoro, Di Maria se retrouvait face à Enyeama sorti de ses 18 mètres, et l’Argentin redonnait l’avantage à son équipe (2-1, 74e). Blanc en profitait pour faire entrer Verratti et les Parisiens faisaient oublier qu’ils jouaient à dix contre onze… La logique finissait par l’emporter et le PSG remportait ainsi la 22e édition de la Coupe de la Ligue, la sixième de l’histoire du club.

Romain Bonte