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Le PSG en demi-finale de la Coupe de la Ligue

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Le Paris Saint-Germain s'est qualifié pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue, en dominant Valenciennes (3-1). Vainqueurs dimanche de l'OM en championnat, les hommes d'Antoine Kombouaré ont confirmé leur grande forme, face à des Valenciennois volontaires. Tenant du titre, Marseille a pu se consoler de sa défaite parisienne, en battant Monaco 2-1. Montpellier a eu raison de Lille 2-1, et peut encore espérer soulever le trophée, 18 ans après leur unique succès.

En demi-finales, l'Olympique de Marseille se  déplacera à Auxerre, alors que la deuxième place de finaliste sera disputée entre Montpellier et le Paris SG au  stade de la Mosson.

La rencontre a plutôt mal débuté pour le club de la capitale, avec un but encaissé dès la 3e minute. Une frappe de Dossevi détourné par Camara a pris à contre-pied le dernier rempart parisien, Coupet (3e, 1-0). Tombeur de Lyon au tour précédent (2-1 après prolongation), le PSG. Sur un coup franc de Jallet, Camara, impliqué dans le premier but, décroisait de la tête la trajectoire du ballon qui trouvait le chemin du but (1-1, 9e).

Cette égalisation refroidissait quelque peu les ardeurs valenciennoises, et après plusieurs alertes, le Stade Nungesser allait encore déchanter lorsque sur une déviation de Hoarau, Jallet trompait d'une frappe croisée le gardien adverse Penneteau (26e, 2-1). Dix minutes plus tard, les spectateurs valenciennois pensaient toutefois assister à un nouveau coup de théâtre lorsque Loriot trouvait le poteau d'un extérieur du pied (37e). Et les 22 acteurs regagnaient les vestiaires pour une pause bien méritée.

Et la deuxième période débutait comme la première, tambour battant. Après un travail de sape dans la défense valenciennoise, Sessegnon adressait une passe au millimètre pour Luyindula qui ne se privait pour ajouter un troisième but au compteur parisien (3-1, 51e). Peu après, le score aurait pu encore évoluer si Saez n'avait pas rate de peu le cadre sur une reprise de volée légèrement excentrée (57e).

Malgré cet écart, les hommes de Philippe Montanier poursuivaient leurs efforts, et tentaient tant bien que mal de retrouver la faille dans la défense parisienne. Mais cette dernière, troisième meilleure défense de Ligue 1, ne prenait pas l'eau. Et les derniers remplacements ne changeaient pas plus la donne, le club parisien tenait sa qualification pour les demi-finales d'une compétition qu'il a remporté à trois reprises (2008, 1998 et 1995).

Montpellier a tenu bon
Lauréat de l'épreuve en 1992, Montpellier a également décroché son biller pour le dernier carré. Le club héraultais a surpris Lille en s'imposant 2-1, grâce à un doublé de Khabze (27e et 52e). Sur le premier but, l'attaquant montpelliérain avait profité d'un petit-pont puis d'un centre parfait de Dernis pour tromper Landreau de la tête (27e, 1-0). Défensivement bien en place, l'équipe de René Girard pouvaient se permettre de prendre un peu plus de risques en attaque.

En deuxième période, Montpellier doublait la mise grâce à un joli numéro de Khabze dans la surface adverse, et qui concluait son action par une pichenette (2-0, 52e). Alors que les deux entraîneurs commençaient à s'invectiver depuis leur zone, les Lillois subissaient totalement le jeu montpelliérain. Et contre le cours du jeu, le Losc parvenait à réduire le score, lorsque Gervinho remettait de manière acrobatique pour Hazard qui reprenait de volée (2-1, 67e).

La donne n'était plus la même, surtout que Montpellier semblait payer au prix fort ses dépenses physiques. A la 84e, un but de Gervinho était même refusé pour un hors-jeu. Les dernières minutes de jeu étaient palpitantes, avec des contres de part et d'autre du terrain. Mais au final, les Héraultais, déjà tombeurs d'Ajaccio au tour précédent (2-0), pouvaient lever les bras au ciel et savourer leur qualification.

Et Marseille retrouve le sourire
Tenants du titre, l'Olympique de Marseille ne pouvait pas débuter plus difficilement son quart de finale face à Monaco. L'OM concédait en effet un but sur pénalty en raison d'une faute de main de Brandao dans la surface. Coutadeur se chargeait de donner l'avantage aux Monégasques (22e sp, 1-0). Les Phocéens, déjà déçus de leur défaite face au PSG dimanche dernier, devaient vite se remobiliser pour éviter une nouvelle déroute.

Les hommes de Didier Deschamps retrouvaient leurs esprits et repartaient au combat. Désormais, Monaco, premier relégable, peinait à contenir les intentions marseillaises. Et à trois minutes de la mi-temps, André Ayew, bien servi par Cheyrou, trompait Ruffier d'une tête décroisée (1-1, 43e). Cette égalisation intervenait au pire moment pour les Monégasques qui pensaient pouvoir reprendre du poil de la bête à la pause.

La deuxième partie de la rencontre repartait sur les chapeaux de roue pour l'ASM qui se procurait la première occasion franche par l'intermédiaire de Gakpé, qui voyait sa frappe heurté le poteau des cages gardées par Mandanda (51e). Les contres monégasques donnaient du fil à retordre aux Marseillais, qui devaient composer en l'absence de Heinze, laissé au repos.

Et la rencontre allait basculer en faveur des Marseillais lorsque à la suite d'un corner et d'un cafouillage dans la surface, Azpilicueta en profitait pour tromper Ruffier à l'heure de jeu (2-1, 60e). L'international espoirs espagnol signait là son toute premier but avec l'OM, un but précieux pour l'équipe phocéenne qui avait bien mal débuté ce match. Et le défenseur espagnol sauvait même les siens en reprenant sur la ligne une frappe de Bulot (68e).

Entré en jeu peu avant, Bulot butait de nouveau sur Mandanda dans l'action suivante, le portier N.2 de l'équipe de France réalisant un arrêt impérial sur une tête à bout portant de l'attaquant monégasque (69e). Mais les minutes s'écoulaient, et les chances de l'ASM s'évanouissaient peu à peu. Marseille tenait sa qualification pour les demi-finales, et pouvait encore défendre son titre.

Réactions:
Didier Deschamps (entraîneur de Marseille):  "Nous avons perdu un match (dimanche) à Paris car nous étions insuffisamment  performants. Il faut savoir évacuer la déception. Nous l'avons fait ce soir. La  culture de la gagne se pratique au quotidien. Nous avons cependant souffert. Les  joueurs savent ce que représente cette épreuve, l'année dernière nous l'avons  gagnée. Il faut garder cet état d'esprit."

Philippe Montanier (entraîneur de  Valenciennes): "Quand on est mené deux à un il y a un tournant avec le tir sur  le poteau. Les matches de coupes, ça ne se joue jamais à grand chose. Contre ces  équipes-là, quand vous encaissez trois buts, c'est dur de faire l'exploit. On  avait bien démarré. J'aurais voulu qu'on conserve l'avantage un peu plus  longtemps. Il y avait des tournants, on ne les a pas bien négociés. Paris oui.  Logiquement, le PSG se qualifie. On a fait des bonnes choses. On a ouvert la  marque. Je n'ai pas grand chose à reprocher à mes joueurs. Ce qui est un peu  négatif c'est notre qualité technique un peu en-dessous."

Antoine Kombouaré (entraîneur PSG): "L'important était d'arracher la qualification. On est maintenant à un  match du Stade de France. C'est très bien. Je vois que le groupe est ambitieux  et veut aller le plus loin possible dans toutes les compétitions. Bien-sûr cela  comporte quelques risques. Car jouer toutes les compétitions c'est bien. Mais  l'objectif, c'est au moins un titre. Ma grande crainte, c'est la répétition des  matches. On est dans une période où les terrains sont très lourds. On a encore  lâché beaucoup d'énergie dans ce match. J'espère qu'on va être capable de bien  récupérer car on a un match très dur à Lorient (dimanche). Après, on aura enfin  cinq six jours pour récupérer".

Rudi Garcia (entraîneur de Lille): "On  retient avant tout l'élimination. Nous avons manqué d'énergie, notamment en  première période. Nous avons eu du mal à nous mettre en jambes. Comme nous  prenons trop de buts, il est compliqué de revenir au score. Avec deux buts de  retard à l'extérieur, cela devient encore plus difficile. Nous devons être plus  solides, surtout quand on n'est pas bien sur le plan physique. Nous devons plus  défendre tous ensemble, offrir moins d'espace à l'adversaire. Pour nos matchs à  l'extérieur, nous allons devoir corriger ce paramètre-là, si possible dès notre  match à Caen. Nous sommes au 8e match en quinze jours, ce qui nous oblige à ne  pas aligner la même équipe à chaque fois. Cela explique aussi un manque de  cohésion."

René Girard (entraîneur de Montpellier): "Nous avions envie de passer à  autre chose après notre match cauchemardesque à Lens. Tout le monde a réussi un  match plein, tout le monde est allé au bout de ses efforts, jusqu'à l'épuisement  pour certains. Nous battons une belle équipe de Lille, surtout au regard de  l'armada lancée sur la fin. Même si ce match a été compliqué jusqu'au bout, il  n'y pas grand chose à dire sur notre victoire. Les joueurs, qui jouent un peu  moins, ont montré qu'ils pouvaient être mieux que des doublures ou des  remplaçants. Ils ont apporté la meilleure des réponses". Quand on est là, que  l'on met tout ce qu'il a dans les chaussettes, c'est pour aller le plus loin  possible. On est à un match, même si on a passé que les quarts. J'espère qu'il y  aura une belle affiche à la Mosson en demi."

Guy Lacombe (entraîneur de Monaco): "Nous  revenons en 2e mi-temps avec de bonnes intentions. C'est injuste et ingrat  d'encaisser le but à ce moment-là. Il nous a manqué de la réussite. Je n'ai pas  grand chose à reprocher à mes joueurs, qui ont joué le match de coupe qu'il  fallait, mais nous sommes tombés sur un très grand Mandanda".

Souleymane Diawara (arrière central de  Marseille) : "Nous sommes satisfaits car nous voulions rattraper le match (perdu  dimanche) contre Paris et il fallait gagner pour retrouver la confiance. C'est  bien de jouer assez rapidement pour oublier ce match" du Parc des princes.

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Romain Bonte