Edinson Cavani Paris Saint-Germain
Edinson Cavani (Paris Saint-Germain) | THOMAS SAMSON / AFP

Le PSG élimine Saint-Etienne

Publié le , modifié le

Auteur d'un doublé, et notamment du but libérateur à la toute fin de la prolongation, Edinson Cavani a permis au Paris Saint-Germain de se qualifier in extremis en quart de finale de la Coupe de la Ligue aux dépens de Saint-Etienne (2-1 a.p). Le tenant du titre est éliminé.

Saint-Etienne, tenant du titre, a bien failli refaire le coup de la saison passée quand les Verts avaient sorti le Paris Saint-Germain de la Coupe de la Ligue aux tirs au but. Il s'en est fallu d'un rien. Un "rien" qui s'appelle Edinson Cavani. 

Revivez le film du match

Sans Ibrahimovic et Alex suspendus, des places étaient à saisir pour Javier Pastore et Jérémy Menez, les deux "moutons noirs" du moment. Mais Laurent Blanc avait finalement décidé de les laissé paître encore un peu plus sur le banc. Une forme de désaveu, reste à savoir s'il est provisoire ou définitif... Devant un Parc des Princes presque complet, les Parisiens affichaient d'entrée leur ambition de jouer le coup, et la Coupe, à fond. Un premier appel de Lavezzi dans la profondeur et une frappe croisée ouvraient les hostilités (9e) mais les Verts ne s'en laissaient pas compter avec une tête de Hamouma bien captée par Douchez, titulaire pour l'occasion (13e). Parti sur des bases élevées, le match s'enlisait pourtant dans un faux-rythme qui faisait bien l'affaire de Stéphanois parfaitement en place. Un éclair d'Edinson Cavani suffisait à remettre le courant.

Parfaitement servi par un service en or de Verratti, l'Uruguayen contrôlait et éliminait Ruffier d'une feinte de frappe magistrale avant de marquer du gauche (1-0, 25e). "El Matador" signait ainsi son 17e but en 23 matchs toutes compétitions confondues cette saison, et son 12e lors des 12 dernières rencontres. Dans la foulée de son attaquant, le PSG connaissait un petit quart d'heure de grâce mais ni Lucas, après une percée magique (30e), ni Lavezzi (45e), ne parvenaient pas à creuser l'écart. L'ASSE, en résistant jusqu'à la pause, avait fait le plus dur.

Pastore et Menez, le jeu dangereux

A la reprise, les Verts parvenaient à "endormir" des Parisiens peut-être trop sûrs d'eux. Cohade leur rappelait d'une première frappe dès la 48e minute. Sans conséquence. En revanche, et malheureusement pour eux, les entrées de Pastore et Menez, à la 70e minute, coïncidaient avec la perte de vitesse parisienne. En dépit de quelques fulgurances initiales de l'Argentin, l'équilibre de l'équipe se trouvait rapidement en danger. Et, finalement, Saint-Etienne allait en profiter sur une passe lumineuse de Lemoine pour Erding, entré à la place d'un Brandao transparent, et qui se faisait un malin plaisir de tromper son ancienne formation (1-1, 78e). L'égalisation faisait mal aux hommes de Laurent Blanc qui marquaient visiblement le coup. Techniquement et physiquement.

Saint-Etienne avait ferré sa proie, il ne fallait plus la lâcher. Sans trembler, ils arrivaient à emmener les Parisiens jusqu'à la prolongation où, là encore, ils s'en sortaient sans aucune alerte. Victimes de crampes, Verratti et Rabiot boitaient bas, à l'image de leur équipe qui fonçait tout droit vers la roulette des tirs au but. Dans un dernier effort, le PSG parvenait toutefois à forcer la décision et son destin. Au terme d'un centre de Menez enfin décisif, Edinson Cavani, qui avait disparu des radars depuis un bon moment, surgissait au second poteau pour offrir la qualifications aux siens dans les ultimes secondes (2-1, 119e). Au finish, le PSG arrachait sa place en quart de finale et prenait sa revanche face à sa bête noire. Sans briller mais avec un joueur de génie. 

Julien Lamotte